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La Cour suprême a annoncé les résultats de l'élection du 9 octobre, après avoir refusé d'annuler le scrutin.

L'opposition estime que l'élection a été entachée de fraudes et a demandé la tenue d'un nouveau scrutin.
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Paul Biya et son épouse le 9 octobre 2011, Yaounde. (SEYLLOU / AFP)

L'opposition estime que l'élection a été entachée de fraudes et a demandé la tenue d'un nouveau scrutin.

Les sept candidats de l'opposition avaient menacé d'organiser des manifestations si leur demande était repoussée. A 78 ans, Paul Biya dirige le Cameroun depuis près de 30 ans. Il a reconnu qu'il y avait peut-être eu des "imperfections" dans le déroulement du vote mais a nié les accusations de fraude.

Le candidat du Front social-démocrate (SDF), première formation de l'opposition, John Fru Ndi, a recueilli 10% des voix.

Paul Biya a promis de consacrer son nouveau mandat à mener de grands projets d'infrastructure et à désigner un successeur. En près de trente années de pouvoir, il a maintenu le Cameroun sur une voie relativement stable dans une région agitée, parfois aux dépens de la démocratie, selon ses adversaires.

Dans l'espoir de hisser son pays au niveau du Mexique ou de la Malaisie, Paul Biya s'est engagé dans une politique de grands travaux - routes, centrales électriques, ports en eau profonde. "A partir de 2012, le Cameroun sera transformé en un immense chantier", a-t-il dit en se référant à des projets hydroélectriques, à une centrale à gaz et à des centres de raffinage pétrolier.

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