La Colombie dit avoir retrouvé l'épave du "San José", un galion espagnol rempli d'or et de bijoux

Le bateau, coulé en 1708, pourrait receler pour plusieurs milliards d'euros en pierres et métaux précieux.

Le fort de San Fernando, à Carthagène (Colombie), en 2006.
Le fort de San Fernando, à Carthagène (Colombie), en 2006. (KEN GILLHAM / ROBERT HARDING HERITAGE / AFP)

C'était l'une des épaves les plus recherchées au monde. La Colombie affirme avoir découvert le San José, galion espagnol naufragé au large de Carthagène. Ses soutes pourraient regorger d'or, de pierres précieuses, de bijoux et de pièces d'argent. Le montant du trésor est estimé entre 3,7 et 15,6 milliards d'euros, selon la BBC (en anglais). Le président Juan Manuel Santos a annoncé la découverte de l'épave sur Twitter, vendredi 4 décembre.

Le San José a sombré en juin 1708, en mer des Caraïbes, près du port fortifié de Carthagène, coulé par la flotte britannique. Il faisait partie de la flotte du roi Philippe V durant la guerre de succession d'Espagne. A son bord, voyageait un fabuleux trésor, collecté dans les colonies sud-américaines, destiné au roi d'Espagne, pour financer sa guerre de succession contre les Britanniques.

Le navire au cœur d'une bataille juridique

Selon des témoignages, "l'embarcation contenait des pièces d'or et d'argent, des bijoux auxquels s'ajoutaient des encensoirs qu'un marquis envoyait à son confesseur, des bagues que des ducs ruinés avaient laissés à des trafiquants, mais aussi de la vaisselle plaquée or. Dans deux coffres, se tenaient aussi 289 tableaux et des reliquaires, chacun avec un pied en argent", écrit El Pais (en espagnol). "A ces richesses, il faudrait aussi ajouter la contrebande qui pourrait doubler l'inventaire", poursuit le quotidien colombien, qui raconte la bataille dans laquelle le galion a été coulé.

Cette découverte pourrait néanmoins relancer une bataille juridique avec une entreprise installée aux Etats-Unis, la Sea Search Armada, qui a affirmé en 1981 avoir localisé la zone du naufrage du San-José. Cette entreprise et l'Etat colombien se disputent depuis la propriété du galion, que la justice américaine a accordée à la Colombie en 2011.