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L'Egypte attend son nouveau président

Les Égyptiens devraient connaître le nom de leur nouveau président cet après-midi à 15h. Ce sera soit un islamiste du mouvement des Frères musulmans soit, de nouveau, un militaire. Mohamed Morsi et Ahmed Chafik revendiquent tous deux la victoire au second tour de l'élection présidentielle, organisé il y a une semaine. D'importantes mesures de sécurité sont en vigueur.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Le dispositif de sécurité est en place au Caire. Les forces de l'ordre ont reçu inscruction de répondre "avec fermeté" en cas de troubles. Beaucoup d'employés ont du quitter leur poste vers 13h, soit 2h avant le moment de l'annonce des résultats.

En une semaine, les deux camps ont chacun déjà annoncé leur victoire. Les Frères musulmans, interdits mais tolérés sous Hosni Moubarak, et l'armée se livrent depuis des décennies une lutte d'influence pour le contrôle, même informel, de la société égyptienne.  
Mohamed Morsi et Ahmed Chafik ont pourtant réuni à eux deux moins de la moitié des suffrages au premier tour de la présidentielle et de nombreux Egyptiens, notamment les jeunes révolutionnaires et les libéraux, rejettent aussi bien les islamistes que les héritiers de l'ancien régime.    
Les partisans de Mohamed Morsi, sûrs de leur victoire, sont rassemblés place Tahrir au Caire jour et nuit depuis l'appel lancé cette semaine par leurs dirigeants aux militaires pour qu'ils annulent les décrets visant notamment à réduire les pouvoirs du président.
Ils étaient plusieurs centaines samedi matin place Tahrir à scander : "la victoire à Morsi " et "Morsi, Morsi ! Dieu est le plus grand ! ", avant l'annonce de la date de publication des résultats.

L'ambiance qui règne place Tahrir anticipe ce qui pourrait être l'un des événements les plus importants au Proche-Orient depuis des décennies : l'arrivée au pouvoir d'un président islamiste dans le pays arabe le plus peuplé.
Beaucoup de ceux qui ont manifesté sur la place Tahrir pour mettre fin à la dictature, s'inquiètent des répercussions d'une victoire de Mohamed Morsi sur les minorités, les femmes, les partisans de la laïcité, et sur les relations de l'Egypte avec l'Occident.
Hier, des libéraux et des groupes de gauche ont annoncé la formation d'un "front civil" qui regrouperait ceux qui ne veulent ni d'un président militaire, ni d'un Etat islamiste.

 


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