Kim Jong-Il, président de la Corée du Nord, est mort ; son fils désigné pour lui succéder

Il était midi à Pyongyang (4 heures du matin en France)quand les médias officiels nord-coréens ont annoncé la mort de Kim Jong-Il. Celui qui dirigeait le pays depuis 1994 est décédé samedi d'une crise cardiaque, dûe, selon l'agence de presse officielle, à "un grand épuisement mental et physique". Son fils Kim Jong-Un a d'ores et déjà été désigné pour prendre sa place.

(REUTERS/KCNA)

Kim
Jong-il a régné d’une main de fer sur son pays pendant 17 ans. Né en 1942, il est le fils de Kim
Il-Sung, le fondateur du très autoritaire régime communiste nord-coréen. A sa
mort en 1994, il prend sa succession. Mais il n’a jamais relâché l’emprise du
régime sur sa population, ni ouvert son économie.

Son bilan est
catastrophique : dès les premières années de son règne, une terrible famine
touche le pays, et fait près d’un million de morts. Il laisse un pays ruiné, à
l’économie effondrée, aux pénuries alimentaires chroniques, qui souffre de
corruption rampante et qui fait l’objet de sanctions internationales pour son
programme nucléaire et ses tirs de missiles.

Kim Jong-Il avait 69 ou 70 ans. C’est son fils et
héritier désigné depuis deux ans, Kim Jong-Un, qui va prendre la succession.
Mais il est très jeune – moins de 30 ans - et n’a aucune expérience du pouvoir :
la période qui s’ouvre en Corée du Nord risque donc d’être très, très
instable. L'armée sud-coréenne a d'ailleurs été immédiatement placée en état d'alerte, et le gouvernement japonais a convoqué une réunion d'urgence du conseil de sécurité nationale.

Les funérailles de Kim Jong-Il ont été fixées au 28 décembre. Un deuil national a été décrété jusqu'au lendemain.

(Avec Frédéric Ojardias à Séoul)