Tiphaine Véron disparue au Japon : "On est inquiets de penser qu'elle puisse être retenue quelque part", témoigne son frère

La famille de Tiphaine Véron, disparue au Japon à l'été 2018, a créé une association pour financer les recherches. Son frère espère une collaboration entre les polices françaises et japonaises, sans laquelle l'enquête ne pourra pas démarrer.

Un avis de recherche lancé par la famille de Tiphaine Véron affiché sur un mur à Nikkō (Japon), le 23 août 2018.
Un avis de recherche lancé par la famille de Tiphaine Véron affiché sur un mur à Nikkō (Japon), le 23 août 2018. (KAZUHIRO NOGI / AFP)

"On est inquiets de penser qu'elle puisse être retenue quelque part, plus d'un an et demi c'est terrible si vous êtes l'otage de quelqu'un", a confié jeudi 26 décembre sur franceinfo, Damien Véron, sœur de Tiphaine Véron âgée de 36 ans, portée disparue depuis le 29 juillet 2018 dans la région de Nikko au Japon où elle passait des vacances. Un an et demi après cette disparition, la famille de la jeune femme vient de créer une association.

Pour l'instant nous n'avons "aucune piste, même si on sait qu'il y a des choses qui sont quand même surprenantes, des témoignages de l'hôtelier disent qu'elle est sortie à 10 heures et nous en exploitant les données Google on sait qu'en réalité, elle était à l'hôtel jusqu'à midi, ce sont des éléments troublants".

Dimanche 29 juillet 2018, elle est sortie de son hôtel, elle avait prévu d'aller au musée. Elle s'est volatilisée.Damien Véronà franceinfo

Damien n'a jamais lâché. "Pendant plus d'une année, on a fait énormément de choses, on a fait des enquêtes", a-t-il expliqué. "Je suis allé au Japon au moins 5 mois essentiellement pour faire des enquêtes, des recherches sur le terrain, puisque jamais une enquête, des recherches de grande ampleur sur le terrain n'ont été faites, c'est nous qui les avons financées depuis plus d'un an", regrette Damien Véron.

Le "phénomène des évaporés"

Selon lui, les Japonais n'ont pas vraiment fait une enquête sur la disparition de sa sœur, "c'est le problème qu'on a depuis le début, au Japon, il y a ce fameux phénomène des évaporés, ce qui fait que les Japonais, lorsque les gens disparaissent, ils ne cherchent pas leurs disparus". Damien Véron espère qu'il y aura "une collaboration policière entre la France et le Japon".

Tant qu'il n'y aura pas de collaboration policière, les policiers français ne pourront pas aller là-bas.Damien Véronà franceinfo

La famille a créé l'association "Unis pour Typhaine Véron" afin de continuer ses recherches, en attendant que la police française puisse se rendre sur place. La famille a déjà dépensé plus de 50 000 euros de frais, et souhaite remercier ceux qui les ont aidés. Grâce à l'association, "les dépenses que nous allons engendrer dans l'année à venir vont être de l'ordre de 50 000 euros", ajoute Damien Véron. "On appelle les gens qui veulent nous rejoindre, de venir adhérer ou faire des dons pour qu'on puisse continuer à financer nos recherches, car il y a encore beaucoup de choses à faire", a lancé Damien Véron.