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Fukushima : le système de décontamination d'eau radioactive de nouveau stoppé

Remis en marche lundi après plusieurs pannes, il a tourné normalement jusqu'à vendredi matin. Les causes de cet incident sont pour l'instant inconnues.

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France Télévisions
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Naomi Hirose, le président de Tepco, l'exploitant de la centrale accidentée de Fukushima, s'adressant à Katsuhiko Ikeda, chef de l'Autorité de régulation nucléaire japonaise, le 4 octobre 2013 à Tokyo (Japon). (AP / SIPA)

Le système de décontamination de liquide radioactif remis en service en début de semaine à Fukushima est de nouveau stoppé. C'est ce qu'a annoncé Tokyo Electric Power (Tepco), l'exploitant de la centrale accidentée en mars 2011, vendredi 4 octobre. Tepco s'est fait intimer l'ordre par l'Autorité de régulation nucléaire de présenter vite des remèdes aux incessants problèmes d'eau.

La seule unité opérationnelle des trois que compte le dispositif appelé ALPS, censé décontaminer l'eau, a été arrêtée après la détection d'une anomalie. L'unité C d'ALPS avait dans un premier temps été relancée une semaine plus tôt après plusieurs mois d'interruption. Mais elle n'avait tourné que quelques heures avant de retomber en panne à cause d'un morceau de caoutchouc oublié dans un réservoir après des opérations de maintenance. Remise une nouvelle fois en marche lundi 30 septembre, elle avait apparemment tourné normalement jusqu'à vendredi matin, 6h43. "Nous sommes en train d'examiner quelle est la cause de cet incident", a indiqué Tepco, ajoutant ne pas avoir décelé de fuite.

ALPS, conçu avec le groupe japonais Toshiba, est un dispositif censé enlever 62 des 63 éléments radioactifs de l'eau déjà débarrassée des césium 134/137 et actuellement stockée dans un millier de réservoirs disséminés sur le site de la centrale ravagée par le tsunami du 11 mars 2011. Ce "système avancé de traitement de liquide" avait initialement été mis en test à chaud en mars, mais il n'a pas fonctionné correctement et a été arrêté plusieurs mois.

Une semaine pour mettre fin aux incidents à répétition

ALPS est un des rouages clefs de la stratégie de Tepco pour traiter les centaines de milliers de tonnes d'eau du site, une quantité qui augmente de jour en jour et qui ne pourra pas être stockée indéfiniment, d'autant que les réservoirs utilisés ne sont pas fiables. Deux d'entre eux ont fui récemment et ont jeté le doute sur les 300 autres du même type.

Face à cette série de problèmes, l'instance indépendante de l'Autorité de régulation nucléaire a convoqué vendredi la direction de Tepco pour lui enjoindre de mettre fin à la série d'avaries impliquant les quantités massives d'eau radioactive stockée dans les citernes ou accumulée dans les sous-sols des bâtiments. Tepco a une semaine pour présenter des mesures nouvelles afin de venir à bout de cette crise.

Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé vendredi qu'elle enverrait à la mi-octobre une équipe d'inspecteurs à Fukushima pour évaluer les progrès faits dans le nettoyage des zones autour de la centrale nucléaire sinistrée.

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