Le Japon : 3 mois après la catastrophe

Le 11 mars dernier, un séisme suivi par un tsunami ont dévasté le nord-est du pays et fortement endommagé la centrale de Fukushima. 3 mois après, le Premier ministre japonais se rend aujourd’hui sur les lieux de la catastrophe. Alors qu’à Tokyo, des milliers de personnes manifestent contre le nucléaire.

(Radio France © France Info)

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Des images qui restent gravées dans nos mémoires : cette vague gigantesque de 14 mètres de haut qui déferlent sur les côtes du nord-est du Japon. Des villes et des villages entiers engloutis. Plus de 23.000 personnes mortes ou portées disparues.

Bilan dramatique, auquel il faut ajouter la catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima, la plus grave crise nucléaire depuis celle de Tchernobyl il y a 25 ans.
_ Trois mois plus tard, plus de 90.000 personnes ont été évacuées dans un rayon de 20km autour du site. Ils sont toujours réfugiés dans des centres d'accueil. Et ils ne savent pas s’ils pourront un jour rentrer chez eux.
Au-delà, des villes et des villages continuent de recevoir des particules radioactives.

Très critiqué pour sa gestion de la catastrophe, le Premier ministre Naoto Kan devait assister aujourd’hui dans le port de Kamaishi à un forum organisé par le gouvernement sur l'amélioration des conditions de vie des survivants.

Mais la reconstruction de la zone côtière va être très longue et très couteuse. 25 millions de tonnes de débris y sont toujours entassés, mélangés à quelque 16 millions de tonnes de boue. Il faudra des années pour tout déblayer et des centaines de milliards d'euros.

Ce matin à 7h46 heure française, heure exacte du séisme, plusieurs milliers de manifestants antinucléaires ont observé une minute de silence à Tokyo et dans d'autres villes du Japon à la mémoire des victimes.
_ Et dans tout le pays, les anti-nucléaires se mobilisent aujourd'hui.