Fukushima : Tepco reconnaît que de l'eau radioactive s'est écoulée dans le Pacifique

Par ailleurs, une nouvelle émission de vapeur, la deuxième en une semaine, a été détectée mardi matin autour du bâtiment du réacteur n°3 de la centrale nucléaire.

Vue aérienne du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima, le 23 juillet 2013 au Japon. 
Vue aérienne du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima, le 23 juillet 2013 au Japon.  (KYODO / REUTERS )
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Les travaux d'ampleur se poursuivent autour de la centrale de Fukushima (Japon), deux ans et demi après le tsunami qui l'a sérieusement endommagée. Lundi 22 juillet, Tokyo Electric Power (Tepco), l'opérateur de la centrale nucléaire, a reconnu pour la première fois que des eaux souterraines radioactives s'étaient probablement écoulées dans l'océan Pacifique.

La nouvelle Autorité japonaise de sûreté nucléaire, créée après la catastrophe de mars 2011, s'était déclarée persuadée, il y a moins de deux semaines, que la contamination de la mer était continue depuis l'accident. Mais Tepco n'avait pas encore confirmé. Le groupe a fait cette annonce au lendemain de la victoire aux élections sénatoriales du Parti libéral-démocrate au pouvoir, déjà majoritaire à la chambre basse de la Diète, qui pousse au redémarrage des centrales nucléaires. L'entreprise affirme de son côté, sur la base de prélèvements effectués en mer, que l'impact de ces fuites serait contenu par les digues en sacs de sable installées après l'accident au pied de la centrale dévastée.

Une "émission de vapeur" sur le réacteur 3 

La deuxième émission de vapeur en une semaine a été détectée, mardi 23 juillet au matin, autour du bâtiment du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima. La compagnie a précisé que les mesures effectuées n'avaient révélé aucune augmentation d'émanations radioactives, ajoutant que de l'eau de refroidissement continuait d'être injectée dans le réacteur de ce bâtiment et dans sa piscine de stockage du combustible.

Jeudi dernier, un filet de vapeur s'était déjà échappé toute la journée du même bâtiment du réacteur 3, le plus endommagé des six que compte la centrale. Il avait disparu 24 heures plus tard. Tepco avait indiqué que ces rejets pouvaient être dus à l'évaporation d'eaux de pluie.