Lyon-Turin : le tunnel qui divise Matteo Salvini et Luigi Di Maio

La ligne TGV entre Lyon (Rhône) et Turin (Italie) verra-t-elle le jour, alors que le tunnel a commencé à être creusé dans les Alpes italiennes et françaises ? Au sein du gouvernement italien, la Ligue et le Mouvement 5 étoiles continuent de se déchirer sur le sujet.

FRANCE 3

C'est un chantier vieux de près de trente ans qui divise l'Italie : la ligne de TGV entre Lyon (Rhône) et Turin (Italie), en pleine construction côté français, est à la peine côté italien. Entre les deux vice-présidents du Conseil, la guerre des chefs fait rage. D'un côté, Matteo Salvini, de l'extrême droite, est pour la ligne à grande vitesse. De l'autre, Luigi Di Maio, du Mouvement 5 étoiles, est contre. Il y voit un risque d'implosion du gouvernement.

Le pays est divisé

Cet imbroglio politique a lieu alors que la campagne pour les élections européennes s'amorce. Chacun des deux camps veut flatter son électorat. Matteo Salvini et sa Ligue, très populaires dans le nord de l'Italie, défendent ce TGV qui mettrait Turin à 2 heures de Lyon au lieu de 4. À l'inverse, Luigi Di Maio veut flatter ses électeurs du sud du pays, qui ne voient dans le Lyon-Turin qu'un gouffre financier. Seule issue possible à ce conflit hautement politique : que le Premier ministre Giuseppe Conte joue son rôle d'arbitre. Dans deux jours, les appels d'offres doivent être lancés pour le percement d'un tunnel transfrontalier. Sinon, ce tronçon à 300 millions d'euros serait annulé.

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Des engins percent et creusent le 15 septembre 2008 sur le chantier de la descenderie de Saint-Martin-la-Porte, sur le tracé de la future ligne du TGV Lyon-Turin, qui comprend la construction d\'un tunnel de plus de 52 km de long, dont 12 km en territoire italien, d\'ici 2023.
Des engins percent et creusent le 15 septembre 2008 sur le chantier de la descenderie de Saint-Martin-la-Porte, sur le tracé de la future ligne du TGV Lyon-Turin, qui comprend la construction d'un tunnel de plus de 52 km de long, dont 12 km en territoire italien, d'ici 2023. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)