Cesare Battisti : l'ancien militant d'extrême gauche italien arrêté en Bolivie

Cesare Battisti, ancien militant d'extrême gauche italien, a été arrêté samedi 12 janvier en Bolivie. Depuis 37 ans, la justice de son pays, qui l'a condamné à perpétuité pour meurtre, était à ses trousses. Il devrait être extradé.

FRANCE 2

Deux photos ont été rendues publiques par la police bolivienne. Cesare Battisti s'était laissé pousser la barbe, mais les enquêteurs l'ont reconnu. 37 ans après son évasion de prison, après avoir écrit plusieurs livres, il va devoir rentrer en Italie pour purger une peine de prison à perpétuité. Dans les années 1970, Battisti était militant d'un groupe terroriste d'extrême gauche qui commettait des attentats. Il a toujours assumé une forme de violence politique. En 1998 il disait que "c'était surtout une grande fête et comme toutes les grandes fêtes parfois il y a aussi de la tragédie dedans". Accusé du meurtre de quatre personnes, qu'il a toujours nié, dont celui d'un bijoutier à Milan, il est arrêté et jugé coupable.

Matteo Salvini s'est réjoui de cette arrestation

En 1981 il s'évade et commence sa cavale au Mexique. Sous la présidence de François Mitterrand, il est autorisé à rentrer en France, considéré alors comme un terroriste repenti. Il travaille alors comme concierge, écrit des romans policiers et trouve des soutiens dans les partis de gauche. En 2004, Jacques Chirac accepte de le livrer aux autorités italiennes, mais Battisti disparaît et s'enfuit au Brésil. Il y est arrêté, mais jamais extradé, profitant de la protection du président Lula. Il fonde alors une famille et vit au grand jour. Mais le nouveau président Jair Bolsonaro promet de le renvoyer en Italie alors Battisti s'enfuit en Bolivie. C'est là-bas que les policiers italiens d'Interpol le filment et le dénoncent à la police locale. Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur italien, s'est réjoui de cette arrestation.

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Cesare Battisti lors d\'un entetien avec l\'AFP à Cananeia (Brésil), le 20 octobre 2017.
Cesare Battisti lors d'un entetien avec l'AFP à Cananeia (Brésil), le 20 octobre 2017. (MIGUEL SCHINCARIOL / AFP)