Législatives en Israël : Benyamin Nétanyahou et Benny Gantz au coude-à-coude, selon les sondages à la sortie des urnes

Ces sondages ne voient aucun bloc majoritaire émerger au terme de ces élections.

Le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, le 17 septembre 2019.
Le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, le 17 septembre 2019. (HEIDI LEVINE / POOL / AFP)

Résultat incertain en Israël. Les partis du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et de son rival, Benny Gantz, étaient au coude-à-coude mardi soir à l'issue des législatives israéliennes, selon les premiers sondages à la sortie des urnes diffusés par les médias locaux. Le Likoud de Benyamin Nétanyahou récoltait entre 30 et 32 sièges sur les 120 de la Knesset [le Parlement israélien] et le parti Bleu-blanc (Kahol Lavan) de Benny Gantz entre 32 et 34.

Ces sondages ne voient pour le moment aucun bloc majoritaire émerger. Les résultats des alliés potentiels des deux camps seront donc déterminants, puiqu'ils permettront à Benyamin Nétanyahou ou à Benny Gantz d'atteindre, par alliance, le nombre de 61 députés, seuil de la majorité au Parlement. Toujours d'après ces sondages, aucun bloc n'est, pour le moment, capable de réunir autant de députés. 

"Nous agirons pour former un large gouvernement d'union qui exprimera la volonté du peuple (...) Nous avons entamé les négociations et je parlerai avec tout le monde", a déclaré dans la nuit Benny Gantz, à son QG de Tel-Aviv, la métropole économique du pays. "L'unité et la réconciliation sont devant nous", a-t-il ajouté. De son côté, Benyamin Nétanyahou a appelé à former un "gouvernement sioniste fort", sans la participation de "partis arabes antisionistes." 

Les partis arabes au centre du jeu

Sans majorité définie, le parti nationaliste Israel Beiteinou, que les sondages créditent de huit ou neuf sièges, pourrait faire pencher la balance. L'ex-ministre Avigdor Lieberman, à la tête du parti et en rupture avec le Premier ministre, a plaidé pour un "gouvernement d'union nationale", sans toutefois préciser s'il allait soutenir le Likoud ou le parti Bleu-blanc.

Durant sa campagne, Avigdor Lieberman s'est positionné contre les partis juifs ultra-orthodoxes, alliés de Benyamin Nétanyahou, mais également contre les formations arabes. Ces dernières, dont le nombre de sièges est estimé entre onze et quinze, devraient jouer un rôle crucial. "L'ère Netanyahou s'est achevée", a ainsi prétendu mardi soir Ahmed Tibi, l'un des ténors de la Liste unie des partis arabes qui s'oppose au Premier ministre.

Les Israéliens ont voté mardi pour la seconde fois cette année, après un scrutin en avril au terme duquel Benyamin Nétanyahou, qui détient le record de longévité pour un chef de gouvernement israélien, avait échoué à former une coalition. Si les sondages se confirment, il devrait faire face cette fois-ci aux mêmes difficultés pour constituer un gouvernement.