Israël : Benyamin Nétanyahou remporte facilement la primaire du Likoud avant les prochaines législatives

Avec plus de 70% des voix, il devance son rival Gideon Saar. Sous le coup d'une triple mise en examen, le Premier ministre veut toujours emmener son parti jusqu'aux législatives, les troisièmes organisées en un an. 

Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou lors d\'une réunion de son cabinet à Jérusalem, le 15 décembre 2019.
Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou lors d'une réunion de son cabinet à Jérusalem, le 15 décembre 2019. (GALI TIBBON / AFP)

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a facilement remporté la primaire de son parti, organisée jeudi 26 décembre. Le chef du gouvernement, qui dirige le Likoud depuis quatorze ans, était aux prises avec un autre candidat, Gideon Saar, ancien ministre de l'Intérieur et de l'Education, qui contestait son leadership et espérait capitaliser sur la lassitude d'une partie des adhérents du parti de la droite israélienne. Sans compter que Benyamin Nétanyahou est également sous le coup d'une triple mise en examen pour corruption, abus de confiance et fraude.

Conforté par sa base malgré l'impasse politique

Un décompte du Likoud donnait Benyamin Nétanyahou largement en tête avec 72,5% des voix contre 27,5% pour Gideon Saar, avant la publication des résultats officiels vendredi matin. Sur Twitter, Benyamin Nétanyahou a d'abord remercié ses partisans pour cette "immense victoire" et ajouté qu'il continuerait "à mener l'Etat d'Israël vers des réussites sans précédent". Il a également dénoncé les poursuites judiciaires le visant, en les réduisant à une chasse aux sorcières orchestrée par les médias et la gauche israélienne.

Quelque 116 048 adhérents du Likoud pouvaient prendre part à cette primaire, un obstacle supplémentaire pour Benyamin Nétanyahou après ses deux tentatives de former un gouvernement à la suite des législatives d'avril et de septembre. Son adversaire centriste, Benny Gantz, n'a pas réussi non plus à constituer un gouvernement de coalition, plongeant Israël dans l'impasse politique et déclenchant l'organisation d'un troisième scrutin le 2 mars.