Pétroliers attaqués en mer d'Oman : Washington publie des photos présentées comme incriminant l'Iran

Le Pentagone a publié des images montrant notamment une cavité provoquée par une mine sur la coque de l'un des pétroliers.

Un pétrolier a été évacué après une attaque dans le golfe d\'Oman, entre l\'Iran et les Emirats arabes unis, le 13 juin 2019.
Un pétrolier a été évacué après une attaque dans le golfe d'Oman, entre l'Iran et les Emirats arabes unis, le 13 juin 2019. (HO / IRIB TV / AFP)

Les Etats-Unis ont publié, lundi 17 juin, de nouvelles photos présentées comme incriminant l'Iran dans les attaques contre deux pétroliers en mer d'Oman le 13 juin. Les onze photos rendues publiques par le Pentagone montrent notamment un objet métallique circulaire d'environ huit centimètres de diamètre attaché à la coque du pétrolier japonais Kokuka Courageous, qui est présenté comme un des aimants ayant permis de poser la mine non explosée que Washington accuse les Iraniens d'avoir retirée après l'incident. Une autre photo montre la cavité provoquée par une autre mine sur la coque du même pétrolier, que le Pentagone évalue à plus d'un mètre de diamètre.

"L'Iran est responsable de cette attaque, comme le montrent les preuves vidéo et les ressources et les compétences requises pour retirer rapidement la mine aimantée non explosée", indique le Pentagone dans un communiqué.

Washington envoie des renforts au Moyen-Orient

Peu après la diffusion de ces images, les Etats-Unis ont renforcé leur dispositif militaire au Moyen-Orient et appelé le monde à "ne pas céder au chantage nucléaire" de l'Iran, qui a annoncé qu'il franchirait bientôt une limite prévue par l'accord international sur son programme nucléaire.

"Les récentes attaques iraniennes valident les renseignements fiables et crédibles que nous avons reçus sur le comportement hostile des forces iraniennes", a indiqué le chef du Pentagone, Patrick Shanahan. "J'ai autorisé l'envoi de 1 000 troupes supplémentaires à des fins défensives pour répondre à des menaces aériennes, navales et terrestres au Moyen-Orient", a-t-il précisé, assurant que les Etats-Unis "continueront de surveiller consciencieusement la situation" afin "d'ajuster le niveau des troupes" le cas échéant.