Iran : une semaine de violences

Tout comme en Irak ou au Liban, la contestation gronde également en Iran.

franceinfo

Banques et stations essence brûlées et vandalisées, les images des violences qui frappent l'Iran depuis une semaine sont rares et proviennent de la télévision d'État. Internet vient tout juste d'être partiellement rétabli, cinq jours après un black-out total imposé par l'État, officiellement pour rendre le pays imperméable à toute ingérence extérieure. Dans les rues de Téhéran, comme sur les chaînes officielles, les pro-gouvernement accusent les manifestants d'être des agents de l'étranger.

La réponse de Trump

Mercredi 20 novembre, Hassan Rohani s'est félicité d'avoir mis un terme à la contestation. "Les anarchistes qui sont descendus dans les rues étaient peu nombreux, mais ils étaient organisés. Ils ont agi conformément à un complot conduit par les forces réactionnaires de la région : les sionistes et les Américains", a déclaré le président iranien. La réponse de Donald Trump ne s'est pas fait attendre. Dans un tweet, il accuse le régime iranien de vouloir cacher une répression violente. "L'Iran est devenu si instable que le régime a coupé tout le système Internet pour que le grand peuple iranien ne puisse pas parler de l'énorme violence qui se passe dans le pays".

Il y a une semaine, l'annonce d'une forte hausse de l'essence avait précipité des milliers iraniens dans la rue, déjà étranglés par les sanctions économiques américaines. Amnesty International dénombre une centaine de morts et de nombreuses arrestations côté manifestants.

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Des Iraniens manifestent contre la hausse du prix de l\'essence, le 16 novembre 2019 à Téhéran (Iran).
Des Iraniens manifestent contre la hausse du prix de l'essence, le 16 novembre 2019 à Téhéran (Iran). (AFP)