VIDEO. Inde : New Delhi suffoque à cause du smog

Le taux de particules ultra-fines (PM2,5) dans la mégalopole était dimanche de 676 microgrammes par mètre cube d'air (µg/m3), selon le site de l'ambassade américaine.

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La pollution de l'air persistait, dimanche 12 novembre, à New Delhi ainsi que dans le nord de l'Inde. Le taux de particules ultra-fines (PM2,5) dans la mégalopole était dimanche de 676 microgrammes par mètre cube d'air (µg/m3), selon le site de l'ambassade américaine. C'est environ 27 fois le taux maximum préconisé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui recommande de ne pas dépasser 25 µg/m3 en moyenne journalière.

La pollution se maintient à des niveaux élevés à New Delhi, qui compte une vingtaine de millions d'habitants, depuis mardi 7 novembre. Les autorités ont stoppé tous les chantiers de construction, fermé les fours à briques et interdit aux poids-lourds l'entrée dans la ville pour tenter de limiter les émissions polluantes.

Le smog devrait persister dans les prochains jours

Les médecins ont en outre décrété une situation d'urgence pour la santé publique et certains hôpitaux de New Delhi ont fait état d'une multiplication par trois du nombre de patients en raison de l'épisode de pollution. Plus de 30 000 écoles du nord de l'Inde ont dû fermer, même si une reprise des cours est en principe prévue lundi 13 novembre.

La qualité de l'air se détériore régulièrement dans le nord de l'Inde, à l'approche de l'hiver. L'arrivée du froid et l'absence de vent plaquent au sol les émissions polluantes des véhicules, usines et centrales, les empêchant de se disperser. Les services de météorologie ont indiqué, dimanche, que le smog devrait persister durant les prochains jours et que la pluie prévue pour mercredi 15 novembre ne suffirait pas à nettoyer le ciel.

Un homme fait du vélo au milieu du smog, à New Delhi (Inde), le 10 novembre 2017.
Un homme fait du vélo au milieu du smog, à New Delhi (Inde), le 10 novembre 2017. (NASIR KACHROO / NURPHOTO / AFP)