En Inde, une personne est tuée chaque jour par un éléphant ou un tigre

Entre avril 2014 et mai 2017, les éléphants ont provoqué la mort de 1 052 personnes et les tigres 92, selon ces données transmises au Parlement.

Des éléphants à Jaipur, en Inde, le 7 mai 2017.
Des éléphants à Jaipur, en Inde, le 7 mai 2017. (VISHAL BHATNAGAR / NURPHOTO / AFP)

Attention aux éléphants et aux tigres. En Inde, ces deux espèces en danger tuent chaque jour une personne, selon de nouveaux chiffres gouvernementaux. La raison ? La pression humaine croissante sur leur habitat. D'après le ministère de l'Environnement, 1 144 personnes ont été tuées à travers le pays en 1 143 jours, entre avril 2014 et mai 2017. Et il n'y a guère de signe pour que la situation change.

Dans cette concurrence croissante entre l'homme et l'animal pour l'habitat, un léopard trouve aussi chaque jour la mort aux mains des humains. Ces dernières décennies, l'Inde a perdu de vastes espaces forestiers au profit de l'urbanisation, contraignant la faune à habiter dans des zones occupées par les humains.

345 tigres et 84 éléphants abattus en trois ans

Entre avril 2014 et mai 2017, 345 tigres et 84 éléphants ont été abattus pour la plupart par des braconniers. Les éléphants sont recherchés pour leurs défenses. L'année dernière, un troupeau d'éléphants s'était déchaîné pendant plusieurs heures, tuant cinq personnes et endommageant des véhicules, avant que les animaux ne soient neutralisés par des flèches de tranquillisants.

Dans l'Etat de Tamil Nadu, dans le sud de l'Inde, quatre personnes, dont une fillette de 12 ans, ont été piétinées à mort par des éléphants. La plupart des attaques surviennent dans les "corridors des éléphants", des passages utilisés par ces animaux depuis des siècles, mais qui sont désormais occupés par des humains.

Entre 12 000 et 14 000 léopards vivent à l'état sauvage en Inde, selon un recensement de 2015. Plus de 1 436 de ces félins ont été tués depuis janvier 2014, selon la même source. On ignore le nombre d'humains tués par des léopards, mais ils seraient des centaines chaque année, selon les spécialistes.