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Guerre en Irak: Tony Blair appelé à témoigner

L'enquête sur la participation britannique s'est ouverte formellement jeudi avec l'annonce des témoins entendus
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Le premier ministre britannique,Tony Blair (8-4-2003) (© France 3)
L'enquête sur la participation britannique s'est ouverte formellement jeudi avec l'annonce des témoins entendusL'enquête sur la participation britannique s'est ouverte formellement jeudi avec l'annonce des témoins entendus

L'ex Premier ministre sera amené à s'expliquer devant la commission d'enquête mise sur pied par son successeur Gordon Brown.

"Il n'y a pas de problème en ce qui me concerne à ce que je réponde à des questions en public", avait déclaré fin juin, Tony Blair.

Le responsable de l'enquête Sir John Chilcot s'est engagé à ce que la commission publie ses conclusions au plus tôt fin 2010 et n'hésite pas à se montrer critique.

Il se rendra par ailleurs lui même en Irak et aux Etats-Unis pour y rencontrer des responsables politiques a-t-il précisé au cours d'une conférence de presse. "L'enquête n'est pas un tribunal et personne n'est en procès. Mais je veux qu'il soit bien clair que la commission ne renoncera pas à son droit de critiquer", a-t-il affirmé. "Si nous découvrons que des erreurs ont été commises, qu'il y a des problèmes qui auraient pu être traités de manière plus appropriée, nous le dirons ouvertement".

Le Premier ministre Gordon Brown avait annoncé en juin l'ouverture de cette enquête "indépendante" pour éclaircir les raisons qui ont poussé le gouvernement à engager 45.000 soldats britanniques dans ce conflit. Les opposants à cette décision veulent en particulier savoir comment des ministres ont pu se laisser persuader que le régime de Saddam Hussein disposait d'armes de destruction massive, ce qui s'est avéré faux.

M. Chilcot a réaffirmé jeudi que les audiences seraient aussi souvent que possible publiques, et même télévisées et disponibles sur internet. Mais pour des raisons de sécurité nationale, certains témoignages seront recueillis à huis clos.

L'organisation "Stop The War Coalition" a cependant estimé que ce système permettrait de cacher la vérité au public. "La population britannique a le droit de savoir comment et quand la décision d'entrer en guerre a été prise, mais des témoins clefs seront entendus à huis clos et personne ne le fera sous serment", a souligné la coalition, se disant "presque certaine" que M. Blair témoignerait à huis clos.

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