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Varoufakis: en 67 c'étaient les chars contre la démocratie, en 2015 les banques

Yanis Varoufakis, l’ex-minisre des Finances grecs, a été les 12 et 13 septembre 2015 la star de la Fête de l’Humanité à La Courneuve près de Paris. Alors que les gauches européennes semblent se tourner vers un discours moins «social-libéral», celui qui ne votera ni pour Tsipras ni pour la scission de gauche de Syriza, a expliqué comment la Grèce avait cédé à l’Eurogroupe en juillet 2015.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié Mis à jour
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Capture écran de la vidéo de Yanis Varoufakis à la Fête de l'Huma, à La Courneuve. (Humanité)

Il a notamment tenu un discours devant les militants réunis à la fête de l’Huma. Des militants du PC sans doute mais aussi du Parti de gauche. Deux partis qui ont une approche différente sur la façon de résoudre, vu de gauche, la crise qui, selon eux, touche la zone euro.
 
«En 1967, les tanks ont été utilisés pour renverser la démocratie, cette année, ils ont utilisé les banques», a-t-il notamment affirmé faisant référence au coup d’Etat des colonels en 1967 et à l’asphyxie des banques grecs en juin et juillet 2015.

Revenant sur la façon dont la Grèce a finalement accepté le plan européen, il a raconté: «Le soir même du référendum, qui a vu 62% des Grecs dire non, j’ai pensé que le combat devait continuer malgré la fermeture des banques. Le Premier ministre n’était pas d’accord. J’ai démissionné.»

A propos de la zone euro, il affirme qu'«elle a été très mal créée». Mais, ajoute-t-il, «c'est une chose de dire qu'elle n'aurait jamais dû être créée et c'en est une autre de dire qu'il faut y mettre un terme».

Sur les élections du 20 septembre en Grèce, il affirme refuser de choisir entre Syriza (Tsipras) et l'Unité populaire (la scission de gauche de Syriza) et pense que c'est l'échec du mémorandum qui apportera la solution. «Comme un volcan, la crise crééra une nouvelle explosion», affirme-t-il, y voyant la possibilité d'une réunification de la gauche. «A ce moment là, je serai présent.»

Voir dans la vidéo ci-dessous l’intégralité des propos de Yanis Varoufakis

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