Référendum grec : le non l'emporte avec 61,31%, selon des résultats quasi-définitifs

Alors que les sondages annonçaient un résultat serré, les Grecs ont largement voté contre les propositions formulées par les créanciers de la Grèce.

Des Grecs célèbrent la victoire du \"non\" au référendum sur l\'avenir du pays, dimanche 5 juillet 2015 à Athènes.
Des Grecs célèbrent la victoire du "non" au référendum sur l'avenir du pays, dimanche 5 juillet 2015 à Athènes. (IAKOVOS HATZISTAVROU / AFP)

Jusqu'au bout, les sondages ont annoncé un résultat serré. Mais le camp du "non" a pourtant remporté une large victoire (61,31%) lors du référendum sur l'avenir de la Grèce, dimanche 5 juillet. Le "oui" n'a recueilli que 38,69% des voix, selon les résultats quasi-définitifs publiés par le ministère de l'Intérieur. Le taux de participation a atteint 62,5%, alors qu'un minimum de 40% était nécessaire pour assurer la validité du scrutin.

Alexis Tsipras remporte son pari

C'est une victoire politique pour le gouvernement de la gauche radicale d'Alexis Tsipras, qui a soutenu le non pour "renforcer son pouvoir de négociation avec l'Europe" et conclure un accord avec les créanciers sur l'avenir financier de la Grèce. Lors d'une allocution télévisée, le Premier ministre grec a d'ailleurs assuré que, cette fois, "la dette sera sur la table des négociations" avec ses créanciers internationaux. Mais ces résultats précipitent la Grèce, tout comme l'Union européenne, dans l'inconnu. Et le ministre de l'Economie allemand a déjà indiqué que de nouvelles négociations avec la Grèce sont "difficilement imaginables".

Un sommet exceptionnel de la zone euro se tiendra mardi soir pour discuter de la situation de la Grèce.