DIRECT. "Il y a urgence pour l'Europe, urgence pour la Grèce", déclare François Hollande

Les Grecs ont refusé, à 61,31%, le plan proposé par les créanciers.

Le président François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, le 6 juillet 2015, à l\'Elysée à Paris.
Le président François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, le 6 juillet 2015, à l'Elysée à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)
Ce qu'il faut savoir

On annonçait des résultats serrés ; c'est finalement une large victoire pour Alexis Tsipras et ses partisans. Le "non" l'a emporté à 61,31%, selon les résultats quasi-définitifs, au référendum grec sur le plan des créanciers, dimanche 5 juillet. L'incertitude plane désormais sur le maintien de la Grèce dans la zone euro. Voici les dernières informations

Les banques restent fermées. Le gouvernement a décidé de prolonger la fermeture des banques demain et mercredi. Les retraits bancaires restent limités à 60 euros par jour.

 La Banque centrale européenne maintient ses prêts d'urgence à la Grèce à leur niveau actuel. Mais dans le même temps, l'institution a durci les conditions d'octroi des prêts à l'avenir.

Incertitude sur de nouvelles négociations. La chancelière Angela Merkel juge que les conditions pour une nouvelle négociation "ne sont pas réunis". Mais, de son côté, Alexis Tsipras a assuré que le résultat du référendum ne marquait pas "une rupture avec l'Europe".

Sommet de la zone euro mardi. Les dirigeants de la zone euro se réuniront dès mardi à Bruxelles, à l'appel d'Angela Merkel et de François Hollande, pour un sommet consacré aux conséquences de la victoire du "non". Le gouvernement grec assure s'être "mis d'accord, lundi, lors d'un entretien téléphonique avec la chancelière Angela Merkel, pour qu'Athènes présente mardi, lors du sommet européen, des propositions" visant à conclure un accord avec les créanciers.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GRECE

23h59 : Avant de fermer notre direct, voici ce que l'on peut retenir de cette journée, au lendemain de la victoire du "non" au référendum sur le plan des créanciers de la Grèce et à la veille d'un nouveau sommet de la zone euro :

Les banques restent fermées. Le gouvernement a décidé de prolonger la fermeture des banques demain et mercredi.

La Banque centrale européenne maintient ses prêts d'urgence aux banques grecques à leur niveau actuel, mais va durcir les conditions d'octroi.

Incertitude sur de nouvelles négociations. La chancelière Angela Merkel juge que les conditions pour une nouvelle négociation "ne sont pas réunies".



23h49 : La crise a bel et bien des conséquences en France. Pour les entreprises françaises qui exportent, les temps sont durs, explique France 3.


23h36 : Londres prend des précautions pour les touristes britanniques. La Grande-Bretagne a averti ses ressortissants souhaitant se rendre en Grèce que la situation sur place pouvait "se détériorer rapidement" si aucun accord sur la dette du pays n'était trouvé prochainement, conseillant notamment aux touristes de se munir de médicaments en raison d'un risque de pénuries.

23h23 : Ce n'est un secret pour personne. Fort du succès du "non" au référendum de dimanche, Alexis Tsipras ne cache pas sa volonté de renégocier la dette de son pays avec les créanciers européen. Qu'attend-il exactement ?

(FRANCE 2)

23h02 : "Solidarité oui, mais elle doit être accompagnée de responsabilité"


Le chef du gouvernement conservateur espagnol, Mariano Rajoy, s'aligne sur la position d'Angela Merkel et François Hollande. "Ce qui compte, c'est que la Grèce sache que nous sommes disposés à l'aider ... mais la clef c'est qu'en échange on mène les réformes nécessaires à la croissance et la création d'emploi".

22h44 : Les banques grecques restent fermées jusqu'à mercredi, au moins. Une situation qui provoque l'asphyxie de l'économie nationale.

(FRANCE 2)

22h34 : Interrogé par les lecteurs du journal La Provence, Emmanuel Macron a estimé que le FN était "une sorte de Syriza à la française, d'extrême droite". Une formule jugée "maladroite" et vivement critiquée sur twitter, où le ministre de l'Economie a ensuite précisé ses propos.

21h30 : "L'Europe sans la Grèce, c'est une plaisanterie"


Si le "non" au référendum est considéré comme une victoire pour le gouvernement de Tsipras, le ministre des Affaires étrangères, en visite en Israël, appelle à la "prudence" et espère "parvenir à un bon compromis", mais ne peut pas s'empêcher de fanfaronner, en rejetant tout grexit.

20h57 : Certains ont entendu une inflexion dans la voix d'Angela Merkel, qui a évoqué une "porte ouverte" pour reprendre les négociations avec la Grèce. Mais la chancelière est restée ferme avec Alexis Tsipras, après son entretien avec François Hollande à l'Elysée.

(FRANCE 2 et FRANCE 3)

20h50 : Bonsoir @doubiste. L'euro est très instable en ce moment et le "non"grec a en effet provoqué une chute rapide de la monnaie européenne face au dollar, hier. Mais l'annonce de la démission du ministre des Finances Yanis Varoufakis a laissé l'euro reprendre des couleurs. En effet, malgré les tensions de ces derniers jours, il règne toujours sur les marchés un certain optimisme quant à un éventuel accord entre la Grèce et ses créanciers.

20h50 : Bonsoir à vous,La valeur de l'euro va t'elle changer avec le résultat de ce référendum ?

20h25 : Après le départ du rebelle Yanis Varoufakis, qui hérite du ministère des Finances grec ? C'est Euclide Tsakalotos, professeur d'économie âgé de 55 ans, jusqu'à présent vice-ministre des Affaires étrangères. Et il est l'antithèse de Yanis Varoufakis (ce qui ne l'empêche pas de monter sur sa moto). Portrait.




(ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS)

20h20 : La Banque centrale européenne (BCE) maintient à leur niveau actuel les prêts d'urgence (ELA) accordés aux banques grecques. Mais elle va durcir les conditions d'octroi à l'avenir.

19h46 : "Nous avons déjà fait preuve de beaucoup de solidarité avec la Grèce, la dernière proposition faite était déjà très généreuses."

Sans surprise, l'Allemagne ne plie pas, face au "non" grec au référendum. La chancelière tient sa ligne dure et exige des "propositions tout à fait précises" d'Alexis Tsipras.

19h41 : "Il y a urgence pour l'Europe, urgence pour la Grèce"


François Hollande attend des "propositions sérieuses" du premier ministre grec, Alexis Tsipras, au lendemain du "non" grec.

19h41 : "Les conditions préalables pour entrer en négociation pour un nouveau programme d'aide à la Grèce ne sont pas encore réunies. (...) Nous allons faire en sorte, cette semaine, que des propositions soient mises sur la table afin que nous puissions faire évoluer la situation"


François Hollande et Angela Merkel ont fait une brève déclaration commune, depuis l'Elysée, après s'être entretenus au sujet de la crise grecque.

19h24 : Les sourires sont un peu crispés. François Hollande a accueilli la chancelière allemande, Angela Merkel, en début de soirée, à l'Elysée. Ils doivent s'accorder sur la position de Paris et Berlin, après le "non" massif des Grecs au référendum.

(REUTERS)

19h23 : Rebelle, motard et démissionnaire. Yanis Varoufakis, le ministre des Finances grec, vient de claquer la porte du gouvernement. Qui est celui qui a réussi à profondément agacer les créanciers de son pays tout en devenant un super-héros d'internet ? Portrait.




(ANGELOS TZORTZINIS / AFP)

18h54 : Vous êtes encore nombreux à me poser des questions sur la crise grecque. L'éditorialiste de France 2, François Lenglet, spécialiste de l'économie et nettement mieux renseigné que moi, a déjà répondu à beaucoup d'interrogations dans ce direct, cet après-midi. Vous trouverez ses explications dans cet article.

18h42 : Les Grecs ont massivement rejeté le plan d'aide des créanciers pour leur pays. Theodora, mère de famille de 57 ans, en fait partie. "On ne sort plus, on ne voyage plus, on ne consomme plus et on ne se divertit plus comme avant. Tout a changé. La situation est vraiment très difficile sur le terrain de l'emploi et de la santé", raconte-t-elle à francetv info.




(CATHAL MCNAUGHTON / REUTERS)

18h23 : La chancelière Angela Merkel est arrivée à l'Élysée où elle doit s'entretenir avec François Hollande, ce soir, afin d'accorder les violons du couple franco-allemand, au lendemain de la victoire du "non" au référendum grec.

18h14 : "Je fais appel au président pour qu'il fasse tout ce qui est possible pour que la Grèce sorte de cette tragédie. Seule la France peut le faire, et seul le président, parce que les Grecs font confiance à la France."

Le cinéaste Costa Gavras appelle François Hollande à résoudre la crise grecque. "Je sais qu'il peut faire quelque chose. Il a déjà fait des gestes qui m'ont paru très positifs, très importants. Maintenant c'est le moment de continuer", dit-il dans un entretien à l'AFP. L'octogénaire entend même écrire une lettre au président.

18h21 : Comme la semaine dernière, les portes des banques restent closes et les retraits d'argent en espèces sont toujours plafonnés à 60 euros par jour.

18h38 : Les banques restent fermées mardi et mercredi, annonce la patronne de la fédération bancaire grecque.

17h53 : Il a coordonné les négociations avec les créanciers d'Athènes. Euclide Tsakalotos est nommé ministre des Finances. Cet économiste discret, antithèse de la personnalité iconoclaste de Yanis Varoufakis, prêtera serment à 19 heures. Il participera demain à sa première réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

17h46 : L'heure est grave. La Grèce est désormais menacée de faillite et les dirigeants de la zone euro, réunis en sommet à Bruxelles mardi, vont sans doute se pencher sur une "aide humanitaire" à apporter aux Grecs. Car Athènes n'a plus d'argent. Démonstration en trois chiffres symboliques.

17h37 : Euclide Tsakalotos est nommé nouveau ministre des Finances grec. Il succède à Yanis Varoufakis.

17h05 : "Nous nous tenons prêts à aider la Grèce si on nous en fait la demande", affirme Christine Lagarde, la directrice du FMI. Dans un bref communiqué, elle indique en outre avoir "pris acte" des résultats du référendum d'hier.

16h54 : 85% des 18-24 ans ont voté "non" au référendum. Voici les résultats par tranche d'âge : seuls les plus de 65 ans se sont majoritairement exprimés en faveur du "oui".

16h49 : Après la démission de Yanis Varoufakis, c'est Euclide Tsakalotos, actuellement vice-ministre des Affaires étrangères, qui devrait lui succéder. 20 Minutes s'est intéressé au probable futur ministre des Finances. On apprend qu'il a vécu au Royaume-Uni, que la presse le qualifie d'"aristo de gauche" et qu'il est... eurosceptique.

16h23 : Yanis Varoufakis a quitté son poste de ministre des Finances. L'économiste est devenu, grâce à sa personnalité rentre-dedans, l'idole des internautes, notent les Inrocks. Son image a été détournée de nombreuses fois pour devenir un mème sur internet. Ici, il est comparé à Bruce Willis en John McClane, le héros de la saga Die Hard.

15h36 : Merci à vous de m'avoir posé vos questions. A bientôt !

15h36 : Les traités actuellement ne prévoient pas de procédure de sortie. C'était la naïveté de leurs rédacteurs, qui pensaient que l'union monétaire et de façon générale l'UE étaient irrémédiables. Il va probablement falloir aménager cette partie du traité de façon à prévoir et organiser la sécession monétaire.

15h34 : Existe-t-il dans les traités ou accords européens une procédure d'exclusion de la zone euro ?

15h34 : On en vient à une dernière question.

15h33 : La Grèce ne remboursera pas ses dettes. C'est très probable car elle n'en a tout simplement pas la possibilité. Il faut se souvenir que la faillite d'un Etat est un évènement relativement banal dans l'histoire économique. L'Allemagne elle-même a vu sa dette allégée deux fois au cours du 20e siècle.

15h33 : La Grèce peut-elle ne pas rembourser sa dette ?

15h32 : Il y a eu en effet des plus-values sur la dette grecque, en particulier faites par la BCE. Mais l'un des éléments de la négociation est justement de reverser ces plus-value aux Grecs pour justement alléger leurs charges. Et au bout du compte, les créanciers vont perdre leur chemise car cette dette ne sera pas remboursée, au moins pas intégralement.

15h31 : A quel taux les créanciers de la Grèce lui prêtent-ils, et à combien se financent-ils eux-mêmes ? (Sous-texte : se font-ils une marge sur la dette grecque ?)

15h31 : C'est difficile de contrôler plusieurs millions de citoyens surtout après des décennies d'économie au noir florissantes. Il faut bien sûr changer les lois mais surtout, et c'est ça qui est le plus long, changer les mentalités.

15h31 : L'état grec ne peut-il pas suspendre temporairement l'utilisation de la monnaie scripturale au profit d'échanges plus contrôlables (paiements par carte...) pour en finir avec l'opacité des transactions et le marché noir ?

15h30 : Pour l'instant, ça n'est pas ce que l'on constate : au contraire, les taux d'intérêts ont légèrement baissé. Mais il est clair que si la crise se prolongeait, ce serait un risque important.

15h29 : Bonjour M. Lenglet. Doit on s'attendre à une augmentation du taux d'emprunt de la dette française et donc des taux de prêt des banques à cause de la crise grecque?

15h29 : C'est à coup sûr une crise de l'Europe, car elle ne fonctionne pas bien et encore moins bien en Grèce. Mais le camp du Sud est lui-même maintenant fragmenté avec des pays du Sud qui sont devenus hostiles à la Grèce parce qu'ils considérent qu'elle n'a pas fait assez d'efforts.

15h28 : Plus qu'une crise de la Grèce ne s'agit-il pas davantage d'une crise de l'Europe et d'une cassure entre l'Europe du Sud et celle du Nord (et de l'Est) ?