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Crise grecque : Alexis Tsipras aurait sollicité Vladimir Poutine pour fabriquer des drachmes

C'est ce qu'affirme la presse grecque, selon le quotidien suisse "Le Temps", jeudi.

Article rédigé par franceinfo
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Le Premier ministre grec Alexis Tsipras (à gauche) et le président russe Vladimir Poutine, le 8 avril 2015 à Moscou (Russie). (ALEXANDER ZEMLIANICHENKO / AFP)

Etait-ce le plan B d'Alexis Tsipras ? Le Premier ministre grec voulait introduire une nouvelle drachme et financer l'impression de cette nouvelle monnaie avec l'aide de la Russie, affirme le journal grec To Vima, un média de référence politiquement plutôt à droite, cité par le quotidien suisse Le Temps, jeudi 23 juillet.

Athènes a demandé un prêt de 10 milliards de dollars à la Russie pour imprimer les nouvelles drachmes, confirme le site d'information Greek Reporter (en anglais). "En somme, le gouvernement Tsipras aurait demandé à la Russie de financer un 'Grexit'", estime de son côté le blog Zerohedge (en anglais), spécialisé dans la finance à Wall Street. Pour qu'un pays puisse imprimer sa propre monnaie, il a besoin de réserves dans une monnaie forte.

Vladimir Poutine a refusé

L'idée d'introduire une nouvelle drachme "a été examinée par des technocrates et des employés du ministère grec des Finances qui auraient étudié le modèle de scission de la Tchécoslovaquie en 1993 et l'introduction de la couronne slovaque", selon Greek Reporter.

Mais Vladimir Poutine a refusé d'accorder ce prêt. La réponse du président russe, formulée la nuit même du référendum grec du 5 juillet, n'aurait comporté qu'une avance de cinq milliards de dollars, liée à l'accord signé entre les deux pays sur le transit du pipeline South Stream à travers la Grèce, ajoute Le Temps. "La nouvelle a suscité suffisamment d'émoi en Grèce pour que 17 parlementaires issus des rangs de la droite conservatrice (Nouvelle Démocratie) adressent une lettre à Alexis Tsipras afin de savoir si ces allégations étaient correctes", ajoute le quotidien suisse.

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