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Gaza : cinq enfants tués sur une plage par un tir israélien

Seize Palestiniens dont cinq enfants ont été tués mercredi par des raids israéliens mercredi la bande de Gaza. Les frappes se sont intensifiées conformément à la mise en garde du Premier ministre la veille, après le refus d’une trêve par le Hamas.
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Radio France
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 (Une voiture frappée mercredi par un missile israélien à Khan Younès, dans le sud de Gaza © Maxppp)

Le bilan du conflit entamé le 8 juillet entre Israël et le Hamas s’alourdit, sans l’espoir d’une quelconque accalmie. Au neuvième jour du conflit, seize Palestiniens dont cinq enfants ont été tués par des raids israéliens. Selon les secours locaux, quatre enfants sont morts sur une plage de Gaza, alors qu'il se trouvait près d'une cabane fabriquée avec un contenair.

Les quatre enfants tués sont issus d’une même famille de pêcheurs. Selon les premiers témoignages, ils jouaient sur la jetée du port de Gaza quand trois frappes ont fait exploser le container. Des missiles, à priori lancés depuis les navires de guerre qui patrouillent au large de l’enclave palestinienne. La plage et ses environs sont régulièrement frappés depuis le début des opérations. 

"Depuis neuf jours, une quarantaine d'enfants palestiniens ont péri" Sébastien Laugénie, correspondant de France Info à Jérusalem
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Un garçon de 10 ans a lui péri à Khan Younès dans le sud de l’enclave palestinienne. La voiture familiale dans laquelle il se trouvait a été touchée par un missile israélien. Depuis neuf jours, une quarantaine d’enfants sont morts dans les bombardements.

Vers une reprise de discussions délicates 

Face à ce nouveau drame, la pression internationale pourrait s’accroître sur Israël et sur le Hamas pour un retour à la table des négociations. Une rencontre est prévue entre un responsable du mouvement islamiste et un médiateur égyptien en soirée au Caire où est arrivé en fin d'après-midi le président de l'Aurorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Il aurait rencontré un représentant du Hamas et jeudi, il pourrait faire des propositions sur l’allègement du blocus autour de Gaza.

100.000 habitants du nord de la bande de Gaza appelés à quitter les lieux

Le refus du cessez-le-feu mardi par les Brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, a été sans aucune surprise, confirmé et officialisé mercredi par le mouvement islamiste qui contrôle Gaza.Israël, qui avait accepté la trêve issue d'une proposition égyptienne, a durci le ton mardi et son Premier ministre a promis un offensive plus intense sur la bande de Gaza. Quelques heures après cette mise en garde, 100.000 habitants du nord de la bande de Gaza ont été appelés à quitter les lieux. Mais faute de point de chute et de solution de repli, bien peu ont choisi de quitter leurs habitations

Deux syndicats français demandent un cessez-le-feu

La CGT et la CFDT sont intervenues mercredi pour demander l’arrêt des hostilités. Dans un communiqué, la CGT a "condamné énergiquement le déferlement de feu qui s’abat sur Gaza. Le syndicat réitère son opposition à toutes formes de violence, d’où qu’elle vienne."

De son côté, la CFDT a "dénoncé la situation à Gaza dont les victimes appartiennent principalement à la population civile. "  

A Paris, Lyon, Lille, Strasbourg ou encore Nantes, plusieurs milliers de manifestants ont exprimé mercredi soir leur solidarité à Gaza.

Le bilan, depuis le début du conflit, est porté à 213 morts côté palestinien, essentiellement des civils. L’armée israélienne dit avoir mené 1.500 raids sur le territoire de Gaza. Depuis le 8 juillet, le Hamas a tiré 1.200 roquettes vers le territoire israélien, qui ont fait un mort mardi. 

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