VIDEO. Belgique : débat sur l'euthanasie programmée d'un violeur

Le 11 janvier, un détenu belge incarcéré pour viols et meurtre va être euthanasié, à sa demande. Une décision qui suscite la polémique parmi les Belges.

France 2

Le 11 janvier prochain, Frank Van Den Bleeken, 52 ans, va mourir. Cet homme est derrière les barreaux depuis près de 30 ans pour plusieurs viols et le meurtre d'une étudiante.

Il sera euthanasié dans une prison de Bruges. En Belgique, l'euthanasie sous condition est légale depuis 2002. Cela fait trois ans que le prisonnier la réclame. Van Den Bleeken est jugé dangereux et incurable par un comité d'experts psychiatres. Lui-même avait refusé sa libération anticipée, certain qu'il récidiverait.

"Est-ce qu'il y a quelque chose qui soulage les victimes ?"

L'homme a demandé à être soigné, mais il n'existe pas d'établissement spécialisé dans sa pathologie en Belgique. Il veut désormais mourir pour mettre un terme à ses souffrances psychologiques, qu'il estime insupportables. "Il a dit, depuis le début, qu'il ne peut plus vivre comme ça et qu'il ne peut plus accepter la douleur", déclarait son avocat Jos Vander Velpen, en septembre dernier, alors que la Cour d'appel de Bruxelles validait cette requête.

En Belgique, ce cas divise la société. "C'est une demande de sa part. C'est le soulager lui. Est-ce qu'il y a quelque chose qui soulage les victimes ?", s'interroge une jeune femme auprès de France 2. Une autre nuance : "Je ne suis pas pour, mais on peut parfois comprendre les gens".

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Parmi les 65 ans et plus, 98% se prononcent pour une évolution de la législation française sur l'euthanasie, selon un sondage BVA publié le 26 juin 2014. (GODONG / BSIP / AFP)