Vidéo "Les pressions de la Russie s'accentuent", selon Salomé Zourabichvili, présidente de la Géorgie, après l'adoption d'une loi sur l'"influence étrangère"

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Durée de la vidéo : 7 min
La présidente de la Géorgie s'exprime sur franceinfo, le 18 avril 2024.
"Les pressions de la Russie s'accentuent", dénonce la présidente de la Géorgie La présidente de la Géorgie s'exprime sur franceinfo, le 18 avril 2024. (FRANCEINFO)
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Salomé Zourabichvili, pro-européenne et opposée à ce projet de loi, a pris la parole sur franceinfo jeudi, pour "dénoncer une copie de la loi Poutine contre les ONG, contre les médias".

Au lendemain de l'adoption en première lecture par le Parlement géorgien d'un texte sur l'"influence étrangère", la présidente du pays, opposée à ce projet de loi, a pris la parole sur franceinfo, jeudi 18 avril. Sur la crainte d'une nouvelle offensive russe sur son territoire, comme en 2008, elle s'est montrée évasive. "Avec la Russie, on ne peut jamais dire 'jamais'", a éludé Salomé Zourabichvili. Elle a tout de même fait état d'une "guerre hybride", notamment à travers "la propagande" et "l'afflux de migrants russes sur le territoire géorgien".

Concernant le texte sur l'"influence étrangère", la présidente pro-européenne a précisé ses préoccupations. "Les pressions de la Russie s'accentuent à travers une loi qui est une copie de la loi Poutine contre les ONG, contre les médias", a estimé Salomé Zourabichvili. "Ce qui fera reculer le gouvernement, ce seront les élections en octobre de cette année", a-t-elle affirmé.

Une loi jugée liberticide par ses opposants

Environ 20 000 personnes ont manifesté mercredi en Géorgie contre le vote en première lecture d'une loi controversée sur l'"influence étrangère", jugée liberticide par ses détracteurs. Les manifestants s'étaient rassemblés devant le Parlement, avant de marcher vers les bureaux du Premier ministre à Tbilissi, la capitale de ce pays du Caucase qui aspire à intégrer l'Union européenne.

Si le projet de loi est définitivement adopté, les organisations qui reçoivent plus de 20% de leur financement de l'étranger seront obligées de s'enregistrer en tant qu'"organisations poursuivant les intérêts d'une puissance étrangère", sous peine d'amendes.

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