Les Etats-Unis condamnent les propos racistes de Victor Orban, le Premier ministre hongrois défend un "point de vue culturel"

"Nous ne voulons pas être une race mixte", avait notamment déclaré le dirigeant d'extrême droite dans un discours, samedi.

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Le Premier ministre hongrois Viktor Orban lors d'une conférence de presse commune avec le chancelier autrichien Karl Nehammer à Vienne (Autriche), le 28 juillet 2022. (ASKIN KIYAGAN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Un discours raciste prononcé par le Premier ministre de la Hongrie Viktor Orban, samedi 23 juillet, continue de susciter de vives réactions, près d'une semaine plus tard. Une "rhétorique de cette nature est inexcusable", a condamné le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, jeudi.

Samedi, Viktor Orban avait exprimé son rejet d'une société "multi-ethnique" et des "non-Européens" en déclarant : "Nous ne voulons pas être une race mixte." Si cette rhétorique n'est pas nouvelle chez le leader d'extrême droite, il n'avait jamais employé le terme de "race".

Il avait par ailleurs contesté le plan de réduction de la consommation de gaz élaboré par l'Union européenne en faisant ce qui semblait être une allusion aux chambres à gaz : "Je ne vois pas comment ils peuvent y contraindre les Etats membres, quoiqu'il existe un savoir-faire allemand dans ce domaine, comme le passé l'a montré".

Un discours qui rappelle le nazisme pour Washington

Jeudi, l'Américain Ned Price a repris les termes d'un communiqué de la représentante spéciale de Washington sur les questions d'antisémitisme, Deborah Lipstadt, qui s'est dite "profondément alarmée" par un discours recourant à "une rhétorique qui évoque clairement l'idéologie raciale nazie".

Mardi, le comité international d'Auschwitz s'était dit "horrifié" par un discours qui rappelle aux survivants de l'Holocauste "les périodes sombres de leur propre exclusion et persécution". Le même jour, une conseillère du dirigeant hongrois, la sociologue Zsuzsa Hegedus, a remis sa démission, décrivant son discours comme un "pur texte nazi digne de Goebbels".

"En Hongrie, ces expressions et ces phrases représentent un point de vue culturel, civilisationnel", s'est défendu Viktor Orban, jeudi, alors qu'il rendait visite au chancelier autrichien Karl Nehammer à Vienne. Ce dernier a condamné "fermement toute forme de racisme et d'antisémitisme" et a assuré avoir abordé "en toute franchise" ces déclarations avec son invité, sans les contester plus explicitement.

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