En Géorgie, des milliers de manifestants défilent de nouveau contre la loi sur l'"influence étrangère"

Si le texte est adopté, il exigera que toute ONG ou organisation médiatique recevant plus de 20% de son financement de l'étranger s'enregistre en tant qu'"organisation poursuivant les intérêts d'une puissance étrangère".
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Une manifestation contre la loi sur l'"influence étrangère", devant le parlement de Tbilissi (Géorgie), le 11 mai 2024. (DAVIT KACHKACHISHVILI / ANADOLU / AFP)

Plusieurs milliers de manifestants sont de nouveau descendus dans la rue, samedi 11 mai, à Tbilissi, la capitale de la Géorgie, pour protester contre le projet de loi controversé sur l'"influence étrangère", voulu par le gouvernement mais critiqué par les Etats-Unis et l'Union européenne.

La Géorgie, petit pays du Caucase, est en proie à des manifestations antigouvernementales depuis début avril après que le parti au pouvoir, le Rêve géorgien, a réintroduit un projet de loi perçu comme une entrave aux aspirations de Tbilissi à rejoindre l'Union européenne. Ce texte s'inspire d'une législation russe utilisée depuis plusieurs années par le Kremlin pour réprimer les voix dissidentes.

Une loi sur la "transparence" des financements, selon le gouvernement

Si la loi controversée est adoptée, elle exigera que toute ONG ou organisation médiatique recevant plus de 20% de son financement de l'étranger s'enregistre en tant qu'"organisation poursuivant les intérêts d'une puissance étrangère". Le gouvernement assure pour sa part que cette mesure est destinée à obliger les organisations à faire preuve de davantage de "transparence" sur leurs financements. 

Le projet de loi doit encore passer très prochainement en troisième lecture au Parlement. La présidente Salomé Zourabichvili, en conflit avec le parti au pouvoir, devrait y opposer son veto. Le Rêve géorgien dispose cependant d'assez de voix pour pouvoir passer outre. 

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