EN IMAGES. Trente ans après la catastrophe nucléaire, à quoi ressemble Tchernobyl ?

Il y a trente ans jour pour jour, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl (Ukraine) explosait, causant le plus grave accident nucléaire du XXe siècle.

Il y a trente ans jour pour jour, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl (Ukraine) explosait, causant le plus grave accident nucléaire du XXe siècle. L'Ukraine commémore, mardi 26 avril, cette catastrophe dont le bilan humain reste controversé. 

Le comité scientifique de l'ONU (UNSCEAR) ne reconnaît officiellement qu'une trentaine de morts chez les opérateurs et pompiers tués par des radiations aiguës juste après l'explosion. Un rapport de l'ONU publié en 2005 évoque "jusqu'à 4 000" décès avérés ou à venir dans les trois pays les plus touchés. Un an plus tard, l'ONG Greenpeace a évalué à 100 000 le nombre de décès provoqués par la catastrophe.

Trente ans après le drame, les environs de la centrale, abandonnés par toute vie humaine, sont restés figés dans le temps. Conséquence paradoxale de cette désertion : la zone de Tchernobyl s'est transformée en réserve naturelle inédite, où de nombreuses espèces d'animaux ont repris leurs droits.

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Il est 1h23, le 26 avril 1986, lorsque le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl explose. Trente ans après la catastrophe, voilà à quoi ressemble le site. VASILY FEDOSENKO / REUTERS
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Un immense sarcophage d'acier de 110 mètres de haut est en construction depuis 2010. Cette arche, d'une durée de vie estimée à 100 ans, doit être glissée en 2017 au-dessus du réacteur. OLEG PEREVERZEV / NURPHOTO / AFP
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Quelque 2 000 ouvriers ukrainiens travaillent à la construction de ce sarcophage réalisé par les groupes français Bouygues et Vinci. GLEB GARANICH / REUTERS
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Une zone d'exclusion de 30 kilomètres autour de la centrale a été mise en place après l'accident. Elle est toujours en vigueur aujourd'hui. VASILY FEDOSENKO / REUTERS
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La ville de Pripiat, située à 3 kilomètres, a été totalement vidée de ses 48 000 habitants le lendemain du drame. Dans la zone d'exclusion, ce sont au total 116 000 personnes qui ont été évacuées. GLEB GARANICH / REUTERS
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Pripiat est devenue une ville fantôme. Les rues sont désertes et les bâtiments n'abritent plus âme qui vive. GLEB GARANICH / REUTERS
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Dans le village d'Orevichi, comme ailleurs, tout est resté en l'état depuis la catastrophe. En témoigne cette stèle à la mémoire de Lénine, restée debout malgré la chute du communisme. VASILY FEDOSENKO / REUTERS
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Même le parc d'attractions de Pripiat, ses auto-tamponneuses et sa grande roue, sont restées figées dans le temps. GLEB GARANICH / REUTERS
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Abandonnées, les barres d'immeubles en béton donnent à Pripiat un air de désolation. GLEB GARANICH / REUTERS
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Cette chaussure d'enfant est restée depuis trente ans dans une école maternelle. GLEB GARANICH / REUTERS
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Cette rue de Pripiat, à l'abandon, a peu à peu été recouverte par une végétation anarchique. OLEG PEREVERZEV / NURPHOTO / AFP
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Après l'explosion, l'évacuation n'était censée durer que trois jours. A la veille de la commémoration de la catastrophe, l'une des habitantes retrouve avec émotion le logement qu'elle a quitté trente ans plus tôt. GLEB GARANICH / REUTERS
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Même si les sols ont été lourdement contaminés par la radioactivité, la vie végétale et animale n'a pas été réduite à néant dans la zone abandonnée. VASILY FEDOSENKO / REUTERS
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La désertion des environs par l'homme a même eu des effets bénéfiques pour la faune. "Quand les gens sont partis, la nature est revenue", résume Denis Vichnevski, ingénieur en chef de la zone d'exclusion. VASILY FEDOSENKO / REUTERS
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Ce renard erre sur un terrain situé dans la zone d'exclusion. Comme lui, des espèces indigènes qui prospéraient bien avant la catastrophe sont réapparues : loups, ours, lynx ou encore pygargues à queue blanche. VASILY FEDOSENKO / REUTERS