Taxes sur les GAFA : le Luxembourg s'y oppose

Certains pays de l'Union européenne souhaitent taxer davantage les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) sauf que d'autres pays membres s'y opposent, parce que ces géants américains sont installés chez eux.

FRANCEINFO

La France a pour projet de taxer davantage les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) en Europe. Ces géants du numérique ne paient que très peu d'impôts chez nous. Ce projet semble légitime, sauf que tout le monde n'est pas d'accord. Le Luxembourg, par exemple, et pour plusieurs raisons.

Le Luxembourg est extrêmement riche, même le plus riche du monde en terme de PIB par habitant. Ce dernier s'élève à 90 273 euros, soit trois fois plus que celui de la France. C'est aussi le pays européen où le salaire minimum est le plus élevé : 1 998,59 euros par mois. Le Luxembourg est le plus petit pays d'Europe, après Malte et Chypre. On l'appelle pourtant le Grand-Duché du Luxembourg.

Débat sur les paradis fiscaux dans l'UE

Ce petit pays très riche est membre de l'UE depuis la première heure, depuis 1957. Il accueille d'ailleurs le siège de plusieurs institutions européennes. Mais apparemment le Luxembourg, bien que très européen, n'a pas tout à fait les mêmes intérêts à défendre. Car au Luxembourg les GAFA bénéficient d'une fiscalité peu contraignante. Ce pays est d'ailleurs considéré par beaucoup comme un paradis fiscal. Il ne veut clairement pas que ce projet le rende "moins attractif". En clair, les GAFA risqueraient de quitter le Luxembourg.

Bizarrement, l'Irlande, Malte et les Pays-Bas, eux aussi considérés par l'ONG Oxfam comme des paradis fiscaux, se prononcent eux aussi contre le projet de taxation des géants américains.

Le règlement sur la protection des données vise à mieux protéger les internautes européens lorsque leurs données personnelles sont manipulées par des opérateurs établis en dehors de l’UE, comme c’est le cas des grands opérateurs américains de l’Internet (Facebook, Google, Apple, etc.)
Le règlement sur la protection des données vise à mieux protéger les internautes européens lorsque leurs données personnelles sont manipulées par des opérateurs établis en dehors de l’UE, comme c’est le cas des grands opérateurs américains de l’Internet (Facebook, Google, Apple, etc.) (DAMIEN MEYER / AFP)