Stagiaire à l'ONU, un jeune Néo-Zélandais contraint de vivre sous tente à Genève

Arrivé en Suisse pour un stage de six mois, David Hyde ne pensait pas être confronté à une telle précarité.

Le siège des Nations unies, à Genève, en septembre 2014.
Le siège des Nations unies, à Genève, en septembre 2014. ( MAXPPP)

David Hyde, 22 ans, a décroché un stage de six mois à l'ONU. Une expérience enrichissante et prestigieuse, mais non rémunérée, sans aucune aide au transport, ni au logement, ni aux soins médicaux. Or, la vie est chère à Genève. Son diplôme de relations internationales en poche, ce Néo-Zélandais a bien cherché à louer une chambre, mais il a dû se résigner à cause de loyers hors de sa portée. C'est donc sous une tente, plantée à quelques mètres du Palais des nations, que le jeune homme rentre dormir tous les soirs, rapporte La Tribune de Genève lundi 10 août.

"Seuls ceux dont les parents peuvent payer ont une chance"

Régulièrement, la Geneva Interns Association (GIA), qui défend les intérêts des stagiaires dans les institutions internationales à Genève, se plaint de leurs conditions de vie dans la ville suisse. Mais aussi du fait qu'ils ne soient pas payés. Au sein de l'association, on dénonce ainsi "l'incohérence de l'ONU qui promeut partout dans le monde des valeurs comme la non-discrimination, la diversité et la participation, mais qui ne les applique pas à son personnel".

"Comment font les autres ? Finalement, seuls ceux dont les parents peuvent payer ont une chance", se lamente David Hyde, qui se demande sérieusement s'il poursuivra son stage jusqu'à son terme. D'autant que, en vertu d'une autre règle en vigueur aux Nations unies, il est interdit de postuler à un véritable emploi durant les six mois qui suivent la fin de son stage.