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Espagne : soupçonné de corruption, Rajoy ne démissionnera pas

Le journal "El Mundo" accuse le Premier ministre conservateur d'avoir perçu des salaires illégaux en 1997, 1998 et 1999. 

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Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, en conférence de presse, le 15 juillet 2013, à Madrid (Espagne).  (PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP)

"J'accomplirai le mandat que m'ont donné les Espagnols", a déclaré Mariano Rajoy, lundi 15 juillet. Comprendre : même dans la tourmente, je reste à mon poste. Mis en cause dans un scandale de corruption présumée, le Premier ministre espagnol est pressé par l'opposition socialiste de démissionner depuis dimanche.

Face à la presse, le chef du gouvernement conservateur a dénoncé un "chantage" contre l'Etat de droit. La justice poursuivra son travail "sans aucune pression", a-t-il déclaré. Au même moment, Luis Barcenas, l'ancien trésorier de son parti, le Parti populaire (PP), était entendu par un juge d'instruction sur de nouvelles révélations dans une affaire de présumée comptabilité occulte au sein de la formation politique au pouvoir.

Soupçonné d'avoir perçu des salaires illégaux

Le 9 juillet, le journal de centre-droit El Mundo a publié des documents manuscrits prouvant, selon lui, que le Premier ministre conservateur avait perçu des salaires illégaux en 1997, 1998 et 1999. A l'époque, il était ministre du gouvernement de José Maria Aznar.

Dimanche, le même journal a rendu public le contenu de plusieurs échanges de SMS attribués à Mariano Rajoy et à Luis Barcenas, montrant, d'après le quotidien, que le chef du gouvernement avait demandé à l'ex-trésorier qu'"il nie l'existence de la comptabilité occulte et les compléments de salaires".

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