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Il faut une "loi" européenne pour suivre les messages chiffrés des terroristes, selon les ministres de l'Intérieur français et allemand

Les deux ministres de l'Intérieur français et allemand, Bernard Cazeneuve et Thomas de Maizière, se sont mis d'accord sur une possible loi, permettant le suivi des messages cryptés échangés entre terroristes. Ils ont également abordé la question des migrants dans l'Union européenne.

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Radio France
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Les ministres de l'Intérieur allemand et français, Thomas de Maizière (à gauche) et Bernard Cazneuve (à droite), le 11 janvier 2015. (MATTHIEU ALEXANDRE / AFP)

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est entretenu dimanche matin avec son homologue Thomas de Maizière, indique la place Beauvau dans un communiqué, pour évoquer la lutte contre le terrorisme. Les deux ministres réaffirment leur volonté de défendre leurs propositions communes lors du prochain Conseil des ministres de la Justice et de l'Intérieur des 27, prévu les 13 et 14 octobre prochains.

Les ministres de l'Intérieur allemand et français vont demander à la Commission européenne une "initiative législative" sur la question du chiffrement, pour permettre aux services de renseignement de pouvoir "écouter" les messageries chiffrées, comme Telegram ou WhatsApp, très prisées des terroristes de Daech. 

Les deux ministres veulent également obtenir l'interopérabilité des fichiers pour renforcer le partage de l'information au niveau européen, et l'organisation d'un exercice de simulation grandeur nature du nouveau corps européen de gardes-frontières et gardes-côtes avant la fin de l'année, "afin que celui-ci soit pleinement opérationnel dans les meilleurs délais". La France déploie 170 personnes pour participer à ce nouveau corps.

Mieux gérer l'accueil des migrants dans l'Union européenne

Selon Bernard Cazeneuve, qui souligne "la convergence de vue avec son homologue allemand" sur le sujet des migrants, il faut également que l'Union européenne continue de soutenir les pays dits de première entrée, dans la mise en oeuvre des "hot spots" et des contrôles sécuritaires aux frontières extérieures de l'Union.

Les "hot spots" doivent permettre de faire "le tri" entre les personnes "en besoin manifeste de protection" qui seront relocalisées dans des pays de l'Union, et les "migrants économiques irréguliers" qui seront renvoyés dans leur pays d'origine.

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