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Quotas pour les migrants : un projet qui ne fait pas l'unanimité

La Commission européenne va proposer mercredi un plan d'actions pour gérer l’arrivée croissante de migrants. Le projet de quotas par pays n'est pas approuvé par tous et se heurte à des problèmes d’organisation.
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Radio France
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 (Le principe de solidarité entre les pays sera-t-il imposé par l'Europe pour l'accueil des migrants ? © MaxPPP)

L’Union européenne redoute l’arrivée de bateaux de migrants en Italie et en Grèce pendant l’été. Cet afflux pousse les pays membres à dégager des solutions pour mieux répartir les réfugiés et soulager ces deux pays. La mise en place de quotas de migrants par pays, bien que souhaitée par de nombreuses associations, n’a pas la faveur de tous les pays. Il n’est pas certain que la solidarité voulue par la Commission européenne puisse aboutir.

C'est non pour Londres

La Grande-Bretagne a annoncé mardi qu'elle ne participerait pas à la politique de redistribution des réfugiés entre les pays de l'Union européenne. Si la France s'est d'ores et déjà dite favorable à une telle initiative, le nouveau gouvernement du Premier ministre britannique David Cameron a fait savoir qu'il ferait jouer son droit de retrait.

"Nous ne participerons à une réglementation qui imposerait un système contraignant de redistribution ou de relocation" , a prévenu le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Londres a dit vouloir privilégier la lutte contre les réseaux de trafiquants.

Vendredi dernier, le premier ministre Hongrois, Viktor Orban, avait lui qualifié "d’idée folle ", cette redistribution européenne envisagée.

Obligation pour certains pays, volontariat pour d'autres

A ces réticences et oppositions, il faut ajouter les freins émanant de l’organisation européenne. En matière d’asile et d’immigration, la Grande-Bretagne, l’Irlande et le Danemark disposent d’une option de retrait. Ces pays n’ont donc aucune obligation. S'ils agissent, ce sera sur la base du volontariat.

Le principe des quotas réclamé par l’Italie est soutenu par l’Allemagne et la France, mais ces deux pays ne se sont pas encore prononcés sur le caractère obligatoire des futures mesures pour les 28 pays membres de l’Union européenne.

La Commission européenne pourrait donc se tourner vers des mesures provisoires, afin de régler l’urgence des vagues de migrants, qui prennent le risque de naufrages dramatiques.

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