"Si l'Italie ne voulait pas de nous, elle ne viendrait pas nous sauver"

Renaud Bernard est en direct de Catane, où sont arrivés les migrants survivants du naufrage d'un chalutier le 19 avril.

FRANCE 2

L'envoyé spécial de France 2 en Italie, Renaud Bernard fait le point en direct de Catane (Sicile), ce mardi 21 avril, après les naufrages de migrants survenus ces derniers jours. Entre colère et tristesse, le pays est partagé et la situation fait débat.
Renaud Bernard cite un migrant arrivé de Guinée-Conakry il y a quelques semaines : "'Si l'Italie ne voulait pas de nous, elle ne viendrait pas nous sauver, elle nous abandonnerait en mer.' C'est le sentiment qui est le reflet d'une réalité, poursuit le journaliste. Le sud du pays accueille depuis quatre ans des vagues de migrants."  

Une marche spontanée

Ce mardi à Catane se tient une marche aux flambeaux spontanée en hommage aux disparus de ce week-end. Dans le nord de l'Italie, la Ligue du Nord, un mouvement xénophobe, appelle à un blocus naval de la Libye "pour dire stop à l'invasion des immigrés" mais dans les faits, le leader de ce parti, Matteo Salvini, reconnaît que dans les villes dont il a les clefs, "on sait toujours accueillir les immigrés".

Le JT
Les autres sujets du JT
Des rescapés arrivent dans le port de Catane (Italie) le 20 avril 2015, après le naufrage de leur chalutier au large des côtes libyennes.
Des rescapés arrivent dans le port de Catane (Italie) le 20 avril 2015, après le naufrage de leur chalutier au large des côtes libyennes. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)