Cet article date de plus de dix ans.

Les deux alpinistes bloqués dans le massif du Mont-Blanc retrouvés morts

Ce matin, le guide de haute montagne et sa cliente avaient été aperçus "immobiles" à 4 050 mètres d'altitude.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Les sauveteurs italiens ramènent à Courmayeur (Italie) les corps des deux alpinistes français retrouvés morts mercredi 9 novembre 2011 dans le massif du Mont-Blanc. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

Les secouristes italiens avaient prévenu, mercredi 9 novembre : il y avait "peu d'espoir" de les retrouver en vie. Les deux alpinistes, bloqués depuis mercredi 2 novembre dans le massif du Mont-Blanc, ont été retrouvés morts, à la mi-journée. Leurs corps ont été rapatriés dans la ville italienne de Courmayeur.

FTVi

Localisés grâce à un anorak rouge

Le matin même, le guide de haute montagne de 47 ans et sa cliente parisienne, 44 ans, avaient été repérés "immobiles", à 4 050 mètres d'altitude, par l'hélicoptère de la Sécurité civile. C'est l'anorak rouge de l'un d'eux qui a permis aux secours de les localiser après six jours de recherches tentées de part et d'autre du Mont-Blanc dans des conditions météo particulièrement difficiles.

Les deux corps étaient ensevelis dans une zone explorée par les gendarmes lundi. "Leur découverte a été permise par le souffle du rotor de l'hélicoptère qui a dégagé de la neige et nous a permis de voir une tâche rouge", a expliqué Jean-Baptiste Estachy, commandant du peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix.

"Ils n'étaient pas dans un trou, mais tout près d'une arête enneigée, et sans sac de couchage. Je crois qu'ils étaient en train de descendre", a précisé Oscar Taiola, responsable du secours alpin pour la face italienne du Mont-Blanc. Ils étaient "assis sur des cordes pour s'isoler du sol", dans une cavité "assez ouverte" avec leur réchaud et des bouteilles d'eau vides mais sans matériel de bivouac.

Des températures de -25 degrés la nuit

Les contacts téléphoniques avec les deux alpinistes, bloqués depuis mercredi 2 novembre, étaient interrompus depuis vendredi après-midi, faute de batterie. "On imagine qu'ils ont très peu bougé depuis le moment où on a perdu le contact avec eux vendredi, ce qui était vraisemblablement la solution la plus raisonnable vu la météo", a expliqué le commandant Estachy.

Mercredi matin, il faisait -10°C à 4 000 mètres d'altitude sur le Mont-Blanc, avec un vent de 40 à 50 km/h, selon Météo France. La nuit, les deux alpinistes ont dû faire face à des tempêtes de neige et des températures de -25°C. Les secouristes ont également récupéré les sacs des deux alpinistes, impossibles à ouvrir car gelés par le froid.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Europe

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.