VIDEO. Evacuation de migrants à Paris : "Une forme de xénophobie de la part du gouvernement", pour Besancenot

Invité de BFMTV, Olivier Besancenot a dénoncé "une intervention policière musclée, et mal maîtrisée", au lendemain de la nouvelle évacuation d'un camp de migrants, dans le nord de Paris.

BFM TV

Olivier Besancenot a dénoncé, mardi 9 juin sur BFMTV, "une intervention policière musclée, et mal maîtrisée", au lendemain de la nouvelle évacuation d'un camp de migrants, dans le nord de Paris. "Ce type d'intervention est voué à l'échec".

L'ancien candidat du Nouveau parti anticapitaliste à la présidentielle a déploré une "instrumentalisation politique" avec ces évacuations à répétition de migrants. "On envoie des appels de phares aux électeurs de droite, d'extrême droite, pour dire 'Au PS, nous aussi, on peut être durs'", estime Olivier Besancenot.

"Les vieilles vannes de Coluche"

"Peut-être que le gouvernement a réécouté les vieilles vannes de Coluche, a ensuite lancé l'ancien leader du NPA. Il se marrait des politiciens en disant : 'Il y a quand même en France vachement plus de racistes que d'immigrés. Donc, quitte à m'embrouiller, je préfère m'embrouiller avec les moins nombreux'." Et Olivier Besancenot de dénoncer "une forme de xénophobie" de la part du gouvernement. 

"Je peux vous dire que les mesures gouvernementales sont racistes et xénophobes pour une raison (...) : cette opération en prépare une autre, qui ne sera pas une opération policière, mais qui sera politique. C'est la remise en cause du droit d'asile qui doit être votée (...) début juillet", a-t-il ajouté. Après avoir été durcie par le Sénat, la réforme du droit d'asile doit faire l'objet d'une commission mixte paritaire (députés et sénateurs doivent s'accorder sur une version commune du texte). En cas d'échec, les députés auront le dernier mot. 

Olivier Besancenot, lors d\'une conférence de presse, à Paris, le 27 octobre 2014.
Olivier Besancenot, lors d'une conférence de presse, à Paris, le 27 octobre 2014. (MAXPPP)