Une nouvelle brigade de gardes-frontières lancée jeudi 6 octobre

Cette brigade est censée mieux protéger les frontières extérieures. Lancée par l’Union Européene, elle remplace l’agence européenne Frontex.

Des agents Frontex en Grèce à destination de la Turquie. 
Des agents Frontex en Grèce à destination de la Turquie.  (STRINGER / AFP)

Depuis 18 mois, le flux sans précédent de migrants a clairement mis en lumière les lacunes de Frontex, qui était une sorte de plate-forme de coordination des polices nationales. Elle était donc chargée de contrôler les frontières de l'Union Européenne. Mais depuis, le jeudi 6 octobre, une nouvelle instance a vu le jour sous l'égide de l'UE et des pays de l'espace Schengen. Elle doit permettre d'endiguer un nouvel afflux de migrants.

 

Une nouvelle instance qui a plus de moyens ?

Au terme d'une montée en puissance progressive, ses effectifs centraux atteindront un millier de personnes contre un peu plus de 400 actuellement. A cela s'ajoute l'établissement d'une réserve minimum de 1500 gardes-frontières parmi lesquels 170 Français. Concernant le budget, il  passera de 250 millions à 320 millions d'euros en 2020.

Et puis grande nouveauté également : l'agence devrait pouvoir profiter de moyens techniques qui lui sont propres (des véhicules de patrouilles, de surveillance aérienne ou encore de surveillance informatique). Jusqu'à présent, les fonctionnaires de Frontex devaient adresser des demandes de contributions aux Etats membres, souvent peu pressés d'y répondre.

 

Quelles sont les missions de cette nouvelle agence ?

Elle est avant tout en charge d'une veille. Une veille permanente sur la situation aux frontières extérieures de l'UE. Son mandat, lui permet également d'envoyer des officiers de liaison hors de l'Union Européenne. Enfin, sur décision du conseil de l'UE, elle aura la capacité d'intervenir dans un pays débordé par une arrivée massive de migrants, comme ce fut le cas en Grèce par exemple. En cas de refus des autorités locales, les pays voisins, seront autorisés à réintroduire des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen.

 

A la différence de Frontex, l'agence se voit quasiment confier un mandat de police.

Les agents auront notamment le droit de vérifier l'identité des personnes qui souhaitent passer les frontières y compris pour les ressortissants de l'UE. Ils auront également accès aux bases de données policières ou encore le pouvoir d'organiser le renvoi dans leur pays de personnes dont le droit d'asile a été refusé.