Une cinquantaine de migrants secourus en Méditerranée par le navire humanitaire "Ocean Viking"

"L'opération a eu lieu à la croisée des zones de recherche et de sauvetage maltaise et italienne", explique SOS Méditerranée, qui espère que ces migrants pourront débarquer rapidement.

Le bateau humanitaire \"Ocean Viking\" au large de l\'île italienne de Lampedusa, le 15 septembre 2019.
Le bateau humanitaire "Ocean Viking" au large de l'île italienne de Lampedusa, le 15 septembre 2019. (ALESSANDRO SERRANO / AFP)

Cinquante-et-un migrants ont été secourus par le navire humanitaire Ocean Viking, jeudi 25 juin, au large de l'île italienne de Lampedusa. Selon l'ONG SOS Méditerranée, l'"association civile et européenne" de sauvetage qui affrète le navire, ils étaient agglutinés sur une embarcation en bois d'une dizaine de mètres, à la dérive. Deux moteurs, bricolés pour traverser la Méditerranée, ne fonctionnaient pas. 

L'opération de sauvetage a commencé dans les eaux maltaises et le bateau, à bord duquel figuraient essentiellement des Pakistanais et des Erythréens, a finalement été secouru à une trentaine de kilomètres de Lampedusa. Une femme et cinq mineurs figurent parmi les rescapés. "L'opération a eu lieu à la croisée des zones de recherche et de sauvetage maltaise et italienne. Nous allons donc demander un lieu de débarquement sûr aux autorités de ces deux pays", explique l'ONG, qui espère obtenir un feu vert rapidement.

A bord du navire, la cinquantaine de migrants se sont vu d'emblée relever leur température et remettre des masques chirurgicaux, avant une présentation du strict protocole Covid-19 mis en place par SOS Méditerranée. Une personne souffrant de fièvre a été placée à l'isolement, par précaution, en attente de vérification. Plusieurs zones d'isolement sont prévues sur l'Ocean Viking si des cas de coronavirus étaient avérés. Le navire a repris ses opérations lundi 22 juin, après trois mois passés dans son port d'attache de Marseille en raison de la pandémie de coronavirus.