Paris : la police a évacué les familles de migrants qui dormaient sur le parvis de la mairie

Plus de 200 personnes, essentiellement originaires de Somalie, d'Afghanistan et de Côte d'Ivoire, ont investi la place de l'hôtel de ville avant d'être évacués mardi matin. 

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Une centaine de familles de migrants ont installé leurs tentes dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2020, sur le parvis de l'Hôtel de ville de Paris.  (UTOPIA 56)

L'action n'est pas banale. Une centaine de familles de migrants se sont installées, dans la nuit de lundi à mardi 1er septembre, sur le parvis de la mairie de Paris pour réclamer un accueil "digne" et un hébergement. Peu avant minuit, 219 personnes essentiellement originaires de Somalie, d'Afghanistan et de Côte d'Ivoire, dont 59 enfants et quinze femmes enceintes, ont investi la place de l'hôtel de ville au cœur de la capitale, avant d'être évacués mardi matin. 

Ces familles et femmes isolées qui vivaient jusqu'alors dans la rue, souvent dans des campements informels à la lisière de Paris et de la Seine-Saint-Denis, "doivent être hébergées de façon digne et inconditionnelle", a demandé Maël de Marcellus, coordinateur parisien de l'association Utopia 56, à l'initiative de cette action.

L'association, qui espère une "refonte du premier accueil", affirme alerter les autorités depuis plus d'un mois, sans réponse, concernant la situation de ces 107 familles et femmes qui vivaient pour l'immense majorité dans des campements informels à la lisière de Paris et de la Seine-Saint-Denis.

Des familles logées momentanément dans la mairie

A 10 heures mardi matin, leur évacuation était en cours, ce qui a provoqué la colère du premier adjoint de la maire de Paris, Emmanuel Grégoire. "La réaction de la préfecture de police est totalement incompréhensible. Nous désapprouvons cette évacuation", a-t-il indiqué au Parisien. A 10h30, il n'y avait plus une seule tente sur le parvis. 

"Nous avons trouvé une solution pour héberger momentanément les familles dans l'hôtel de ville, en attendant de trouver une solution plus pérenne, éventuellement dans des gymnases du 5e arrondissement", a précisé Ian Brossat, en charge du logement auprès d'Anne Hidalgo, au quotidien francilien.

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