Quatre pays de l'UE trouvent un pré-accord pour la répartition des migrants sauvés en Méditerranée

 Le texte, qualifié de "base d'accord", devra être approuvé par l'ensemble des Etats membres de l'UE.

Des migrants secourus en Méditerranée montent à bord d\'un navire de la marine maltaise, le 23 août 2019.
Des migrants secourus en Méditerranée montent à bord d'un navire de la marine maltaise, le 23 août 2019. (ANNE CHAON / AFP)

Les ministres de l'Intérieur de quatre pays européens se sont entendus, lundi 23 septembre à Malte, sur un pré-accord de répartition automatique des migrants débarquant à Malte ou en Italie. Le texte, qualifié de "base d'accord", sera soumis pour approbation à l'ensemble des pays de l'Union européenne lors d'un Conseil européen "Justice et Affaires intérieures" au Luxembourg le 8 octobre, ont précisé les ministres des quatre pays concernés (Allemagne, France, Malte et Italie) et la présidence finlandaise de l'UE qui participaient à ce mini-sommet.

"Nous avons obtenu de bons résultats qui ont conduit à un document commun, faisant suite à deux documents présentés par la France et l'Allemagne d'une part, Malte et l'Italie d'autre part" lors de précédentes réunions à Helsinki et Paris, a déclaré le ministre de l'Intérieur maltais, Michael Farrugia, hôte d'un mini-sommet sur l'immigration.

"Nous sommes repartis du bon pied"

"Ce n'est qu'une première étape qui rassemble nos quatre pays, dont deux (l'Italie et Malte) sont immédiatement concernés" par les débarquements de migrants sur leurs côtes, a expliqué le ministre de l'Intérieur français, Christophe Castaner. Il a précisé que le document commun ne serait pas communiqué tout de suite à la presse. "Nous avons préféré en faire part aux autres pays membres d'abord, ce qui est normal."

Ardemment réclamé par l'Italie, qui accuse ses partenaires de ne pas l'avoir soutenue face à l'afflux de migrants, le mécanisme de répartition se veut temporaire dans l'attente d'une renégociation du règlement de Dublin, qui confie aujourd'hui le traitement des demandes d'asile au pays d'arrivée. "Nous avons toujours dit que les personnes qui arrivent à Malte ou en Italie arrivent en Europe", a déclaré Luciana Lamorgese, la nouvelle ministre de l'Intérieur italienne. "Nous sommes repartis du bon pied", s'est-elle félicitée.