Migrants à Calais : l'armée sollicitée pour interrompre les violences ?

Depuis 48 heures, des migrants affrontent les forces de l'ordre. La maire de Calais demande l'aide de l'armée, tandis que les riverains vivent dans la peur.

FRANCE 3

La situation se détériore à Calais (Pas-de-Calais), autour du camp de migrants. Depuis 48 heures, des heurts éclatent avec les forces de l'ordre. Dans la nuit de lundi à ce mardi 10 novembre, 250 migrants ont affronté les policiers. 27 de ces derniers sont blessés.

Les fauteurs de troubles s'en sont pris à des habitations, détruisant des clôtures pour en faire des projectiles. Les riverains sont choqués et excédés. Une femme confie à France 3 : "On y est pour rien, nous ! On leur à rien fait, on leur doit rien. On est les premiers à leur donner ce qu'on a pas. [...] On compatit dans leur douleur. Mais là, c'est nous qui devenons tristes, à vivre dans la peur".

Un espace à surveiller

Ce matin, des migrants ont jeté des projectiles sur des poids lourds pour provoquer un embouteillage et tenter de monter dans les véhicules. La sécurité renforcée qui bloque le passage vers l'Angleterre tend la situation. Natacha Bouchart, maire (Les Républicains) de Calais, demande l'aide de l'armée pour "surveiller cet espace". La mairie pourrait aussi reloger les riverains qui le souhaitent.

Ces événements ne concernent qu'une minorité des 4 500 migrants recensés. Selon les autorités, les violences sont orchestrées par des passeurs et des militants anarchistes du groupe No Border.

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Des policiers casqués surveillent un camp de migrants, après des bagarres, à Calais (Pas-de-Calais), le 22 septembre 2015.
Des policiers casqués surveillent un camp de migrants, après des bagarres, à Calais (Pas-de-Calais), le 22 septembre 2015. (MAXPPP)