La France accueillera une partie des migrants du "Lifeline"

Mais le président de la République a dénoncé le rôle de l'ONG.

Le président Emmanuel Macron donne une conférence de presse après sa visite au Vatican, le 26 juin 2018.
Le président Emmanuel Macron donne une conférence de presse après sa visite au Vatican, le 26 juin 2018. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)

La France sera un des six pays européens à accueillir les 233 migrants du navire humanitaire "Lifeline" que Malte va laisser accoster, a annoncé Emmanuel Macron, mardi 26 juin. Il s'agira de "quelques dizaines d'individus par pays" d'accueil, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse, à l'issue de sa visite au pape François

Mais pour lui, l'ONG allemande "Lifeline" "a coupé le signal et elle est intervenue en contravention de toutes les règles et des garde-côtes libyens" ; elle "fait le jeu des passeurs", un reproche selon lui "indicible dans l'émotion collective". Il rejoint ainsi certaines des critiques du gouvernement italien sur le rôle des ONG en Méditerranée.

"On ne peut pas accepter durablement cette situation car au nom de l'humanitaire cela veut dire qu'il n'y plus aucun contrôle. A la fin on fait le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage pour les passeurs. C'est d'un cynisme terrible", a poursuivi le président français.