L'Union européenne envisage d'accueillir 1 500 enfants migrants venus de Turquie

Ces enfants seraient pris en charge par une coalition de pays "volontaires", dont les noms n'ont pour le moment pas été précisés.

Un camp de migrants à la frontière entre la Grèce et la Turquie, le 7 mars 2020. 
Un camp de migrants à la frontière entre la Grèce et la Turquie, le 7 mars 2020.  (ERHAN DEMIRTAS / AFP)

Alors que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, était reçu par l'UE lundi 9 mars pour discuter du pacte migratoire entre Ankara et Bruxelles, l'Allemagne a annoncé que des pays "volontaires" envisageaient de prendre en charge 1 500 enfants migrants bloqués sur les îles grecques. 

Les noms des pays impliqués n'ont pas été précisés, mais la ville de Berlin a déjà annoncé accueillir une centaine d'enfants au plus vite."Nous voulons soutenir la Grèce et faore face à la situation humanitaire difficile de 1 000 à 1 500 enfants se trouvant sur les îles" du pays, ont ajouté les partis de la coalition gouvernementale de la chancelière Angela Merkel, conservateurs et sociaux-démocrates, à l'issue d'une réunion de plusieurs heures. "Il s'agit d'enfants qui, en raison d'une maladie ont urgemment besoin de soins, ou d'enfants non accompagnés et âgés de moins de 14 ans, pour la plupart des filles", ont-ils précisé.

Le ministre grec des Migrations, Notis Mitarachis, a salué la réalisation de cette "initiative du Premier ministre [grec Kyriakos Mitsotakis] avec la collaboration de la présidente de la Commission européenne", rappelant qu'une "demande écrite" avait été faite en ce sens le 10 septembre.

Des dizaines de milliers de migrants aux portes de l'Europe 

Ce plan concernera une partie "des 5 424 enfants qui se trouvent actuellement en Grèce", a ajouté le ministre dans un communiqué, précisant que la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Yvla Johansson, viendrait prochainement en Grèce pour discuter des modalités de cette relocalisation.

Des dizaines de milliers de migrants tentent de passer la frontière entre la Turquie et la Grèce depuis que la Turquie a annoncé, le 28 février, qu'elle cessait de respecter un accord de mars 2016 avec l'UE. Cet accord prévoyait que les migrants restent en Turquie, en échange d'une aide financière européenne à Ankara. 

Aux termes de cet accord, la Turquie avait accepté de contenir le flot des migrants qui fuient la guerre en Syrie, en échange de plusieurs milliards d'euros. Ankara estime désormais l'aide obtenue insuffisante pour faire face au coût des quatre millions de migrants et de réfugiés, principalement Syriens mais aussi Irakiens et Afghans, qu'elle accueille depuis des années.