Olivier Véran défend l'aide médicale d'Etat aux étrangers en situation irrégulière, dépense "nécessaire et incompressible"

Plus de 383 000 personnes en ont bénéficié en 2020, pour un coût d'environ 900 millions d'euros, a précisé le ministre de la Santé. 

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Le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, le 19 mai 2021 au palais de l'Elysée, à Paris. (FRANCK FIFE / AFP)

Olivier Véran est intransigeant. L'aide médicale d'Etat (AME) aux étrangers en situation irrégulière est une dépense "nécessaire et incompressible", a affirmé le ministre des Solidarités et de la Santé, mercredi 26 mai, en commission des finances de l'Assemblée nationale. Dans le cadre du "printemps de l'évaluation des politiques publiques", il répondait à la rapporteuse sur les crédits "santé" du budget de l'Etat, la députée LR Véronique Louwagie, qui jugeait que "l'offre de soins proposée en France aux étrangers en situation irrégulière [était] très généreuse, et même trop généreuse".

"Des situations de détresse"

Additionnant l'AME et une dizaine d'autres dispositifs, principalement financés par la Sécurité sociale, la députée en a estimé le coût total à au moins 1,5 milliard d'euros en 2020. Trop cher pour Véronique Louwagie, qui a repris les revendications de la droite en faveur d'une AME "recentrée sur les soins urgents" et d'un tour de vis général afin de "dissuader une immigration irrégulière pour soins" dont l'ampleur n'est pas connue.

La réplique du ministre Véran n'a pas tardé : "de toute façon ces gens vont être soignés", car "le gros de l'AME, ce sont des situations de détresse". Plus de 383 000 personnes en ont bénéficié l'an dernier, pour un coût d'environ 900 millions d'euros, a-t-il précisé, ajoutant que "la très large majorité de ces dépenses sont nécessaires et incompressibles en l'état actuel de notre pays""Ce n'est que la reconnaissance par l'Etat du fait que des soins sont accordés à des gens qui (en) ont besoin, c'est le principe de réalité", a-t-il insisté. "A chaque fois qu'on rogne sur l'AME (...) ça alourdit considérablement la dette des hôpitaux, qui soignent à l'œil", a encore ajouté le ministre de la Santé.

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