Immigration : l'impact des murs aux frontières de l'Europe

Plusieurs pays européens ont décidé de bâtir des murs pour empêcher la circulation des migrants. Mais cela fonctionne-t-il vraiment ?

FRANCE 2

L'Autriche a annoncé ce 28 octobre qu'elle envisageait d'installer un mur à sa frontière avec la Slovénie, pour bloquer l'accès des migrants en Europe.
Le phénomène devient récurrent à l'est du continent. La Hongrie a décidé d'une clôture de barbelés à sa frontière avec la Serbie sur 175km. Elle en a ensuite installé un deuxième à sa frontière avec la Croatie. La Bulgarie et la Grèce avaient fait de même pour bloquer l'accès depuis la Turquie.

Des solutions limitées

Ces clôtures ne sont pas vraiment nouvelles sur le territoire européen. Il y a dix ans, l'enclave espagnole de Ceuta y Melilla avait déployé sa barrière pour décourager les migrants sub-sahariens d'essayer d'entrer en Europe.
L'impact de ces murs est toutefois mitigé : en Hongrie, si les barrières ont clairement ralenti les passages, elles n'ont fait que déplacer les flux migratoires. Les migrants ne changent pas leurs plans, seulement leur route.

 

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Des soldats hongrois commencent l\'édification d\'un mur anti-immigration, le 13 juillet 2015, le long de la frontière avec la Serbie, près du village Morahalom. 
Des soldats hongrois commencent l'édification d'un mur anti-immigration, le 13 juillet 2015, le long de la frontière avec la Serbie, près du village Morahalom.  (CSABA SEGESVARI / AFP)