Calais : la police accusée de "gazer" les migrants et leurs affaires personnelles

Un peu plus d'un an après le démantèlement de la jungle, 600 migrants vivent toujours dans des conditions difficiles. La situation est souvent tendue avec les forces de l'ordre accusées ces derniers jours de "gazer" les migrants.

Chaque jour à Calais (Pas-de-Calais), la même scène se répète. Des migrants tentent de rentrer dans un camion pour rejoindre l'Angleterre. Les policiers, eux, cherchent à les en empêcher. Un quotidien qui serait émaillé de violences gratuites de la part de certains CRS. C'est ce que soutiennent certains migrants qui se sont confiés à France 3. "Si je suis à l'intérieur de la tente, ils ouvrent, gazent, referment et repartent", raconte un migrant.

Les associations dénoncent les destructions de camps

Des anecdotes comme celles-ci, tous ici disent en avoir vécu. Ils préfèrent en parler à visage caché par peur des représailles, disent-ils. "C'était il y a deux soirs, j'étais avec des amis dans la rue et un camion de policiers s'est approché. Ils ont ouvert la vitre, on leur a dit bonjour et ils nous ont jeté du gaz dans la figure et sont repartis en rigolant", explique un migrant. Depuis plusieurs mois, les associations qui interviennent auprès des exilés relaient sur internet des vidéos de destructions de campement. La police détruirait les biens personnels des exilés, ainsi que le matériel que leur fourniraient les associations. La police nie elle tout usage intempestif de la force.

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Un panneau de signalisation à Calais (Pas-de-Calais), le 20 décembre 2017.
Un panneau de signalisation à Calais (Pas-de-Calais), le 20 décembre 2017. (DOMINIKA ZARZYCKA / NURPHOTO)