Sea-Watch 3 : la Cour européenne des droits de l'Homme demande à l'Italie d'apporter soins et nourriture aux migrants

L'ONG allemande Sea-Watch avait annoncé avoir saisi la CEDH contre l'Italie après son refus d'accueillir 47 migrants secourus en Méditerranée il y a dix jours.

Des migrants sur le navire \"Sea Watch 3\", le 9 janvier 2019.
Des migrants sur le navire "Sea Watch 3", le 9 janvier 2019. (MATTHEW MIRABELLI / AFP)

Mardi 29 janvier, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a demandé au gouvernement italien de "prendre toutes les mesures nécessaires, aussi rapidement que possible", pour apporter aux migrants à bord du Sea-Watch 3 des soins médicaux, de l'eau et de la nourriture. L'ONG allemande Sea-Watch avait annoncé avoir saisi la CEDH contre l'Italie après son refus d'accueillir 47 migrants secourus en Méditerranée il y a dix jours.

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, qui a fait de la fermeture des ports italiens aux migrants le fer de lance de son action, a prévenu qu'ils pourraient débarquer mais à condition qu'ils partent en Allemagne ou aux Pays-Bas, ce que l'ONG a dénoncé comme une "prise d'otages politique". Sea-Watch, dont le bateau navigue sous pavillon néerlandais, assure que les navires en détresse "doivent être accueillis dans le port sûr le plus proche", en vertu des lois régissant les eaux internationales.

Dans sa décision, la CEDH, le bras juridique du Conseil de l'Europe installé à Strasbourg, "n'a pas accédé aux demandes des requérants d'être débarqués", a écrit la cour dans un communiqué. Mais elle a demandé au gouvernement italien de "prendre toutes les mesures nécessaires, aussi rapidement que possible, pour apporter à tous les requérants les soins médicaux adéquats, la nourriture, l'eau et l'approvisionnement de base jugés nécessaires".