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Mini-sommet européen : les populistes "utilisent le défi migratoire pour créer une crise politique" affirme la ministre Nathalie Loiseau

Les différents mouvements populistes européens se situent dans une "optique purement électoraliste", à propos des migrants, juge la ministre chargée des Affaires européennes Nathalie Loiseau.

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Radio France
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Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes était l'invitée de France Inter, du Monde et franceinfo le dimanche 24 juin 2018. (FRANCEINFO)

La ministre chargée des Affaires européennes Nathalie Loiseau a jugé "qu'on est dans un moment de crise politique sérieuse qu'il faut traiter et surmonter", à propos des tensions entre pays européens sur la gestion des flux migratoires. Invitée de France Inter, du Monde et franceinfo, elle a notamment fustigé les populistes, qui selon elle "utilisent le défi migratoire pour créer une crise politique", dans une "optique purement électoraliste". Elle a affirmé que la réunion préparatoire de dimanche 24 juin à Bruxelles, puis le conseil européen jeudi et vendredi permettront de savoir "s'ils sont là aussi pour trouver des solutions".

Nathalie Loiseau a également dénoncé l'action du nouveau gouvernement italien, qui refuse de laisser accoster les navires humanitaires dans ses ports. "Il n'y a pas de solution qui peut être une réponse nationale." Elle a affirmé que la France avait accueilli 57 000 demandeurs d'asile depuis le début de l'année, contre 30 000 en Italie. Nathalie Loiseau a aussi déploré le refus par Rome de la proposition franco-espagnole visant à installer des centres fermés, qui prendraient en charge les migrants dès leur arrivée. "Est-ce que nos partenaires, notamment les Italiens, veulent trouver des solutions ou envenimer le problème ?", a-t-elle interrogé.

La ministre a estimé, par ailleurs, que l'Union européenne fait face à un défi migratoire depuis 2015 mais que la situation est en forte amélioration à l'heure actuelle. "On a divisé par dix le nombre d'arrivées sur les côtes et le sol européen. On n'est plus au pic de la crise migratoire", a-t-elle assuré. Elle estime cependant que certains continuent d'utiliser les flux migratoires : "Il y a deux types d'exploitation : une exploitation qui est celle des passeurs, qui nous observent, qui veulent voir comment maximiser leur profit et il y a une exploitation politicienne de ceux qui veulent agiter la peur."

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