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Le transfert des réfugiés de l'Aquarius ne pourra pas se faire "avant 2 ou 3 jours" dans les conditions fixées par Malte

Aloys Vimard, coordinateur de Médecins sans frontières à bord de l'"Aquarius", a expliqué, mercredi sur franceinfo, qu'en raison d'une mer agitée, cette opération de transbordement est rendue complexe et dangereuse.

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Radio France
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Des migrants sur l'"Aquarius", le 24 septembre 2018. (MAUD VEITH / SOS MEDITERRANEE)

L'Aquarius se situe actuellement à environ 64 kilomètres de Malte et fait route à vitesse très réduite vers l'île, a indiqué, mercredi 26 septembre à franceinfo, Aloys Vimard, coordinateur de Médecins sans frontières à bord du navire. En raison des conditions météorologiques qui se dégradent, le transfert des réfugiés tel qu'il est prévu ne pourra se faire "avant deux à trois jours", a déploré l'humanitaire. Selon le communiqué des autorités maltaises, les passagers de l'Aquarius doivent en effet être transférés avec un bateau qui viendra les chercher dans les eaux internationales. Or, la mer est agitée, avec "des creux de deux à trois mètres" qui rendent la manœuvre impossible.

Une opération dangereuse

"C'est une opération qui n'est pas simple et qui présente des risques. On est en haute mer, un bateau doit venir se coller à l'"Aquarius". C'est dangereux", a estimé Aloys Vimard. Le coordinateur de Médecins sans frontières a estimé qu'il vaudrait mieux "se rapprocher des côtes et entrer dans les eaux territoriales de Malte pour trouver un abri", ce qui a été exclu pour l'instant par les autorités maltaises. Les 58 passagers à bord de l'Aquarius vont donc devoir a priori attendre en haute mer dans des conditions précaires.

Une situation dénoncée par Aloys Vimard pour qui "c'est inacceptable". "Les gens dorment par terre, il y a peu de sanitaires. Il y a deux douches sur le pont, mais avec les creux de deux à trois mètres, ça bouge énormément, on risque de glisser à tout moment", a expliqué l'humanitaire. Avec cette attente supplémentaire, "cela veut dire 2-3 jours de plus questionnement, de doutes, d'angoisses, et de conditions de vie dans des conditions très très précaires".

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