Benjamin Griveaux : "L'Europe pour moi c'est la paix, la prospérité, l'ouverture"

Porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux est l'invité des "4 Vérités" de France 2 mardi 19 juin.

France 2

Emmanuel Macron a fait un sermon à un jeune qui lui a parlé familièrement lundi 18 juin lors des commémorations de l'appel du 18-Juin. "C'est la parole du chef de l'État à la jeunesse de ce pays qui lui dit : prends-toi en main et travaille pour atteindre ton idéal", commente mardi 19 juin dans "Les 4 Vérités" Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement.

Emmanuel Macron et Angela Merkel se retrouvent à Berlin aujourd'hui pour tenter d'afficher un front uni à 10 jours d'un sommet de l'UE. Ce conseil des ministres franco-allemand "prépare un Conseil européen à la fin du mois de juin qui sera décisif parce que l'Europe connaît sans doute la plus grave de ses crises depuis sa création", explique le secrétaire d'État auprès du Premier ministre. La question migratoire a fait se "lever le vent du populisme dans certains pays d'Europe".

"Je suis un enfant d'Europe, j'ai grandi avec l'Europe, l'Europe pour moi c'est la paix, c'est la prospérité, c'est le partage, c'est l'ouverture", plaide Benjamin Griveaux. "Je crois que la responsabilité de ma génération, c'est au fond de défendre la solidarité européenne contre les populismes, contre tous les populismes, d'extrême gauche comme d'extrême droite".

Immigration : "La France prend sa part"

"C'est ce combat-là auquel nous allons nous atteler, c'est une proposition franco-allemande qui doit être faite sur la question migratoire et c'est en avançant avec les autres pays européens que nous arriverons à traiter cette question qui sera centrale dans les années à venir", assure-t-il. "Si chacun se replie sur ses frontières nationales, nous n'y arriverons pas".

"Si de nouveaux bateaux comme l'Aquarius venaient à croiser les côtes françaises en situation de détresse, nous appliquerions les règles de l'accueil. Depuis le début de l'année, la France a reçu 26 000 demandes d'asile, l'Italie 18 000. La France prend sa part", souligne Benjamin Griveaux.

"Le but de la loi PACTE est de lever les barrières qui freinent le développement des TPE et PME, qui sont celles qui embauchent le plus", conclut le porte-parole du gouvernement.

Benjamin Griveaux lors d\'un meeting à Paris, le 20 mai 2017.
Benjamin Griveaux lors d'un meeting à Paris, le 20 mai 2017. (THOMAS SAMSON / AFP)