Accueil des réfugiés du camp de Moria : "Encore une fois, Angela Merkel nous donne une leçon d'humanité", constate Damien Carême, député européen

Sur franceinfo mercredi 16 septembre, le député européen met en perspective la décision de la France d'accueillir 100 mineurs isolés alors que l'Allemagne va recevoir 1 500 réfugiés.

Le nouveau camp provisoire de Kara Tepe, près de Mytilène, la capitale de l\'île de Lesbos.
Le nouveau camp provisoire de Kara Tepe, près de Mytilène, la capitale de l'île de Lesbos. (DIMITRIS TOSIDIS / ANA-MPA / MAXPPP)

La chancelière allemande Angela Merkel est déçue par l'absence de solution européenne concertée pour accueillir davantage de réfugiés du camp grec dévasté de Moria. Berlin a annoncé l'accueil d'environ 1 500 d'entre eux. "Encore une fois, Angela Merkel nous donne une leçon d'humanité", a réagi mercredi 16 septembre sur franceinfo Damien Carême, député européen, ancien maire de Grande-Synthe (Nord).
 
"Ce sont entre 24 000 et 30 000 personnes qui sont dans les différents camps, dont 12 000 à Lesbos le camp qui vient de brûler. Est-ce que l'Europe n'a pas la capacité de les accueillir sur son territoire de 457 millions d'habitants, cela représente une partie infime de la population ?", s'est interrogé Damien Carême. "Les Etats européens et notamment la France feraient bien d'emboîter le pas" à Angela Merkel pour "montrer l'exemple et être digne des valeurs."
 
La France a proposé d'accueillir une centaine de mineurs isolés. "Je pense qu'on peut aller au-delà des mineurs isolés. Tous sont touchés, dans une situation inhumaine et donc on peut accueillir en Europe ces personnes-là. Cela reste de la volonté des Etats membres." Pour Damien Carême, "il faut que les chefs des pays démocratiques qui ne sont pas dans une situation sociale des plus compliquées montrent l'exemple."